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Lifestyle - Rencontre

Des bijoux et du bonheur

Elle signe son travail par un N.oor, un point au cœur de son prénom, un point et un prénom. C'est ainsi que Noor Farès résume en quelques lettres la jeunesse et l'audace de son travail. Un point c'est tout.

Noor Farès, une jeune fille bien de son temps.

Elle est bien évidemment la fille de... C'est sans doute pour cette raison qu'elle a choisi de s'affranchir du nom pour retenir un Noor plus personnel et privé, presque plus intime.
Pourtant, dans la vie, la fille de Hala et Issam Farès est une people qui a commencé à fouler les tapis rouges et les soirées mondaines très jeune. « Ça ne m'a jamais dérangé, avoue-t-elle. Au contraire, je m'amusais bien. » Sans pour autant devenir une Paris Hilton locale, Noor, qui continue de fréquenter le cercle privé de certaines personnalités très en vue, compte parmi ses amis de nombreuses célébrités, dont les enfants de la famille princière monégasque, qu'elle ne se prive pas d'embarquer au Liban pour quelques jours de vacances.
Voilà pour le côté mondain, qui est loin de la définir. Pour le reste, Noor Farès est une fille bien de son temps. Un brin romantique, un brin sophistiquée, libérée, superstitieuse, « croyante », précise-t-elle, intéressée par l'art, la culture, par ces nouveaux défis de jeune femme d'affaires et de designer de bijoux, elle prend très au sérieux et très sérieusement son label qu'elle a lancé depuis deux ans et qu'elle vend chez Harrod's à Londres, dans les boutiques Switch, H. Lorenzo à Los Angeles et Boutique One à Dubaï, en attendant Beyrouth, bientôt. Entourée d'une équipe qui l'assiste dans la gestion de son business, et de sa mère, « indispensable », dit-elle, Noor apprend les rouages du métier avec une curiosité tout en fraîcheur. « C'est un plaisir de toucher à tout et de découvrir les différents aspects du travail. »

Un métier passionnant
Pourtant, celui qu'elle préfère est certainement le créatif, qui lui permet de s'inspirer de tout ce qu'elle a appris et tenter d'imposer sa griffe sur le marché européen et américain. Forte de ses années d'études en histoire de l'art à la Tafts University de Boston, suivies de cours en mode et journalisme à la prestigieuse Central Saint Martins School of Art et au London College of Fashion, elle y a obtenu des diplômes en design de bijoux et en classification des diamants. Elle achève actuellement ses études au Gemological Institute of America in London. « J'ai toujours aimé la création, inventer des formes, des bijoux pour mon utilisation personnelle. Une passion a entraîné l'autre, et j'en ai fait un métier. Tout ce que je vis, ce que je suis, mes voyages, ce mélange de cultures dans lequel je baigne, la richesse intellectuelle de Londres et les cours d'histoires de l'art me guident dans mon travail, même inconsciemment. »
Depuis le lancement de son label en 2008, Noor a choisi deux lignes distinctes : la première, baptisée « Touchons du bois », qui, comme son nom l'indique, utilise principalement le bois d'ébène noir associé à des motifs brillants en jais, des perles en argent doré, des saphirs en couleur ou encore des diamants et, bien sûr, le thème du porte-bonheur. Et la seconde, intitulée « Happiness », qui s'inspire de symboles chinois de porte-bonheur ou de motifs de fenêtres byzantines. « J'aime les bijoux qui ont une histoire et un sens. Tout ce qui est visuel m'interpelle. Même l'architecture... »
Très intéressée à promouvoir l'art libanais à l'étranger, et du haut de ses 20 et quelques printemps, elle collabore, avec le MENAAC, Middle East North Africa Acquisitions Comittee, qui se charge, auprès du Tate Museum, d'acquérir des œuvres d'artistes de cette région. « Je travaille également sur des projets d'art contemporain au Liban, il y a tellement de choses à faire ici... »
Le Liban, où elle vient souvent, continue de l'attirer. « Mais, précise la "fille de", il m'est plus facile d'être loin... J'ai toujours essayé d'être discrète et indépendante. Même si, par la force des choses, je suis un personnage un peu public, ma vie et mon quotidien restent privés. » Et de conclure : « La politique m'intéresse, mais sans aucune envie de m'y impliquer. Il existe d'autres façons d'aider. »
Elle est bien évidemment la fille de... C'est sans doute pour cette raison qu'elle a choisi de s'affranchir du nom pour retenir un Noor plus personnel et privé, presque plus intime.Pourtant, dans la vie, la fille de Hala et Issam Farès est une people qui a commencé à fouler les tapis rouges et les soirées mondaines très jeune. « Ça ne m'a jamais dérangé, avoue-t-elle. Au contraire, je m'amusais bien. » Sans pour autant devenir une Paris Hilton locale, Noor, qui continue de fréquenter le cercle privé de certaines personnalités très en vue, compte parmi ses amis de nombreuses célébrités, dont les enfants de la famille princière monégasque, qu'elle ne se prive pas d'embarquer au Liban...
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