Le député du même bloc, Ali Fayad, a réagi de son côté aux propos des députés Kataëb qu'il a accusés de chercher à « falsifier les prises de position et les opinions ». « Ils doivent savoir que le Hezbollah n'a pas peur pour lui, mais pour le Liban et pour les grandes causes nationales que certains traitent avec légèreté. »
À son tour, le membre du bureau politique du Hezbollah, Ghaleb Abou Zeinab, a relevé que « le véritable danger qui menace le Liban réside dans les calomnies et la déformation des propos qui vont dans le sens de la zizanie, ce qui sert Israël et ses plans ». Le responsable a déploré le fait que les propos du secrétaire général du Hezbollah qui, a-t-il dit, « cherche à éloigner le spectre de la discorde », n'ont pas été pris au sérieux.
Pour le mufti jaafari, cheikh Ahmad Kabalan, « la controverse suscitée autour du discours du secrétaire général du Hezbollah vise à la discorde ». « Elle rejoint les tentatives de l'ennemi israélien qui cherche à préparer un terrain propice pour créer une division parmi les Libanais ». Cheikh Kabalan a estimé que cette controverse est mue par des « réactions qui n'ont rien de rationnel et sont dépourvues de sens de responsabilité nationale ».
Les forces du 14 Mars répondent
Le membre du bloc du « Liban d'abord », le député Khaled Zahraman, a indiqué qu'après la publication par le quotidien an-Nahar du rapport préparé par le service des renseignements des FSI sur l'espion présumé d'alfa, Charbel Azzi, il espérait que tous ceux qui mettent en doute la crédibilité de cette institution « puissent avoir honte ». Selon lui, si les FSI ont tardé à arrêter le coupable et à l'identifier, c'est à cause du ministère des Télécommunications « qui, pour des raisons que l'on ignore, a tardé à remettre les données téléphoniques retraçant les contacts effectués par Azzi ».
Le secrétaire général du parti de la Gauche démocratique, Élias Atallah, a pour sa part déploré le retour au langage des menaces et de la surenchère. « Le plus dangereux, a-t-il dit, est qu'il existe un plan déjà tracé pour ce qui va advenir. » M. Atallah a estimé que Hassan Nasrallah s'est hâté en mettant d'avance le Hezbollah dans une position d'accusé. « Lorsqu'il dit que le tribunal est israélien, il signifie qu'on devrait s'en passer. »
Quant au député Samy Gemayel, il s'est adressé à ses adversaires politiques et « à tous ceux qui doutent du tribunal international », les invitant à respecter le souvenir de ceux qui ont été victimes des assassinats politiques au cours des cinq dernières années, les priant de laisser la justice poursuivre son cours.
À l'issue d'une réunion qui s'est tenue à Koraytem sous la présidence de Fouad Siniora, le Bloc du futur a publié enfin un communiqué dans lequel il exprime son étonnement face aux « positions surprenantes de certaines forces politiques locales, qui ont eu une approche inédite du tribunal international. Celle-ci risque de replonger le pays dans un climat que les Libanais tentent d'oublier pour regarder vers l'avenir ». Le texte relève que « les suppositions, les anticipations et les accusations préalables en relation avec le tribunal et l'enquête ne servent aucunement l'intérêt national ». Le Bloc du futur a salué par ailleurs « les efforts et la responsabilité dont font preuve les Forces de sécurité intérieure, en applaudissant la « position sérieuse » exprimée par le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, à ce propos.


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