Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Cameron tente à Washington d’apaiser la polémique BP

La relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni est forte, malgré les déboires de BP dans la marée noire et l'affaire Megrahi, affirme le Premier ministre britannique.

Le Premier ministre britannique David Cameron (à gauche) a effectué hier sa première visite officielle à Washington lors de laquelle il a vanté auprès de Barack Obama la « force » du lien entre les deux pays, malgré les déboires de BP dans la marée noire et l’affaire Megrahi. Rod Lamkey Jr./AFP

Le Premier ministre Britannique David Cameron a effectué hier sa première visite officielle à Washington. Le tout récent (il est entré en fonctions en mai) Premier ministre britannique est arrivé en fin de matinée à la Maison-Blanche dans une limousine arborant les drapeaux des deux pays. La rencontre a été suivie d'un déjeuner de travail auquel a pris part le vice-président américain Joe Biden.
M. Cameron s'est efforcé, lors de cette rencontre avec M. Obama, de désamorcer les tensions sur le dossier BP, venues jeter une ombre sur la « relation spéciale » entre les deux pays. M. Cameron a déclaré qu'il comprenait « parfaitement la colère dans toute l'Amérique » face à la marée noire occasionnée dans le golfe du Mexique par un puits de BP. Avant même l'entretien, M. Cameron est intervenu dans les médias pour balayer les doutes que la marée noire pourrait alimenter sur la « relation spéciale » entre les deux alliés. « La relation États-Unis/Grande-Bretagne est simple : elle est forte parce qu'elle profite aux deux », a affirmé M. Cameron dans le Wall Street Journal. « Notre alliance n'est pas soutenue par nos liens historiques ou une loyauté aveugle. C'est un partenariat choisi, qui sert nos intérêts nationaux réciproques », a-t-il ajouté. Barack Obama a pour sa part réaffirmé l'importance de la relation anglo-américaine en déclarant : « Nous ne le dirons jamais assez. Les États-Unis et le Royaume-Uni jouissent d'une relation vraiment spéciale. »
La compagnie britannique doit colmater la fuite, nettoyer les dégâts et indemniser les victimes, a affirmé le Premier ministre britannique. M. Cameron a en outre souligné qu'il était important pour les économies américaine et britannique que BP reste une compagnie « forte et saine » et soit en mesure d'assumer les coûts et les indemnisations liés à la marée noire.
Mais il a ajouté lors de la conférence de presse que BP n'avait joué aucun rôle dans la libération, l'an dernier par les autorités écossaises du Libyen Abdel Basset al-Megrahi, condamné pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie en 1988. Il a par ailleurs promis que son gouvernement coopérerait de manière constructive à toute audition du Congrès américain consacrée à cette affaire. « Ne mélangeons pas la marée noire et le plastiqueur libyen », a-t-il ajouté. Barack Obama s'est dit convaincu quant à lui que le gouvernement britannique coopérerait pour faire en sorte que tous les faits concernant la libération de Megrahi soient connus. David Cameron a en outre annoncé qu'il avait demandé un réexamen des documents gouvernementaux sur la libération de Megrahi pour déterminer s'il convient d'en publier davantage, mais il a rejeté la demande d'enquête approfondie formulée par des élus américains.
Les deux dirigeants ont fait état d'identités de vues sur la guerre en Afghanistan, les sanctions contre l'Iran et les efforts de relance de l'économie mondiale. Leurs collaborateurs ont souligné que la rencontre visait à renforcer la relation personnelle qu'ils ont nouée au sommet du G20, le mois dernier au Canada.
Le Premier ministre Britannique David Cameron a effectué hier sa première visite officielle à Washington. Le tout récent (il est entré en fonctions en mai) Premier ministre britannique est arrivé en fin de matinée à la Maison-Blanche dans une limousine arborant les drapeaux des deux pays. La rencontre a été suivie d'un déjeuner de travail auquel a pris part le vice-président américain Joe Biden.M. Cameron s'est efforcé, lors de cette rencontre avec M. Obama, de désamorcer les tensions sur le dossier BP, venues jeter une ombre sur la « relation spéciale » entre les deux pays. M. Cameron a déclaré qu'il comprenait « parfaitement la colère dans toute...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut