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Ouverture de la conférence internationale de Kaboul sur l'Afghanistan

La conférence internationale de Kaboul réunissant les représentants de plus de 60 pays donateurs s'est ouverte mardi dans une capitale afghane sous haute sécurité.
La réunion a débuté par une lecture du Coran après l'arrivée des responsables étrangers, accueillis dans une grande salle du ministère afghan des Affaires étrangères, a constaté un journaliste de l'AFP.
Décrite comme la plus grande rencontre internationale jamais organisée dans la capitale afghane, elle se déroule sous très haute sécurité, des soldats afghans et de l'Otan ayant été mobilisés pour éviter toute attaque des talibans, dont la rébellion n'a cessé de se renforcer depuis quatre ans.
Des roquettes ont cependant été tirées dans la nuit de lundi à mardi à plusieurs kilomètres du lieu de la conférence, dans le quartier de l'aéroport, sans faire de victimes, a annoncé à l'AFP le ministère afghan de l'Intérieur.
Cette conférence doit marquer une nouvelle étape dans le lent processus d'émancipation du gouvernement afghan, censé à l'avenir pouvoir diriger le pays et se défendre seul une fois que les troupes américaines et de l'Otan qui y sont déployées depuis la fin 2001 auront quitté le pays.
Selon un document préparatoire du 17 juillet que s'est procuré l'AFP, la communauté internationale soutient le calendrier de montée en puissance de l'armée et de la police d'ici à la fin 2014.
A cette date, les forces afghanes de sécurité doivent prendre le relais des forces internationales dans toutes les provinces du pays pour assumer la sécurité.
Le document préparatoire ne précise pas si un retrait des troupes étrangères en 2014 est prévu. Le président américain Barack Obama a lui fixé à juillet 2011 le début du retrait des troupes américaines d'Afghanistan.
Le Premier ministre britannique David Cameron, dont le pays fournit le deuxième contingent en Afghanistan après les Etats-Unis, a quant à lui exprimé son souhait d'organiser le retour des troupes avant les prochaines élections britanniques en 2015.
Plus de 70 représentants internationaux, dont une quarantaine de ministres des Affaires étrangères, participent à cette réunion présidée par le président Hamid Karzaï et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
A la veille de la conférence, ce dernier a déclaré à l'AFP attendre du président Karzaï qu'il y dévoile les mesures concrètes prévues par son gouvernement pour améliorer la bonne gouvernance du pays.
"Nous attendons du président Karzaï et de son gouvernement qu'ils parviennent à un plan d'action concret sur la manière d'améliorer la bonne gouvernance, de promouvoir une réconciliation plus poussée et d'améliorer la situation sécuritaire dans le pays", a dit le secrétaire général de l'ONU.
"Mais cela ne va pas se faire sans conditions", a-t-il déclaré, soulignant qu'il fallait que les combattants dits "modérés" renoncent à la violence, acceptent la Constitution afghane et coupent tous liens avec le réseau el-Qaëda, allié des talibans.
Le gouvernement afghan attend de son côté que la communauté internationale lui permette de contrôler 50% de l'aide totale d'ici à deux ans. Depuis le début de l'intervention militaire internationale à la fin 2001, seuls 20% des quelque 40 milliards de dollars d'aide promis sont passés par les canaux gouvernementaux, souvent accusés d'être gangrenés par la corruption.
La conférence internationale de Kaboul réunissant les représentants de plus de 60 pays donateurs s'est ouverte mardi dans une capitale afghane sous haute sécurité.La réunion a débuté par une lecture du Coran après l'arrivée des responsables étrangers, accueillis dans une grande salle du ministère afghan des Affaires étrangères, a constaté un journaliste de l'AFP.Décrite comme la plus grande rencontre internationale jamais organisée dans la capitale afghane, elle se déroule sous très haute sécurité, des soldats afghans et de l'Otan ayant été mobilisés pour éviter toute attaque des talibans, dont la rébellion n'a cessé de se renforcer depuis...