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Sport - Motogp - Grand Prix D’Allemagne

Valentino Rossi, ou le retour du phénomène

Il est revenu, il a vu, et il a presque vaincu : Valentino Rossi, l'empereur italien de la moto, a bouclé au GP d'Allemagne un retour à la compétition qui a permis de mesurer à la fois l'importance de la moto pour Rossi... et de Rossi pour la moto.

Rossi et Casey Stoner saluant le public après avoir franchi la ligne d’arrivée du GP d’Allemagne. Robert Michael Hohenstein/AFP

« Après les essais, j'espérais pouvoir finir 4e, mais je ne pensais pas le faire 4e en me faisant doubler par Stoner seulement dans la dernière courbe, en finissant pas loin de Lorenzo et en signant le 2e meilleur tour en course », a dit Rossi, assis sur le marche-pied de son camion, entouré par des journalistes italiens et espagnols qui sont ses premiers serviteurs.
« J'ai beaucoup aimé cette bagarre avec Stoner jusqu'à la fin, c'était beau. C'était plus facile avec une jambe cassée, et très confortable sur le plan psychologique, parce que j'étais là pour me faire plaisir, vu que je ne joue plus le championnat. » Le plaisir, c'est l'un des mots-clés répétés par Rossi tout le week-end, pour parler de sa moto, des fans, de tout ce qui lui avait manqué pendant six semaines.
« J'en avais marre d'être chez moi à regarder la télé », a aussi dit l'homme aux neuf titres mondiaux, aux 104 victoires en Grand Prix. Il est à la fois un gamin de 31 ans, toujours prêt à chambrer ses petits camarades, et un docteur honoris causa de l'Université d'Urbino, en sciences de la communication, qui sait que chacune de ses phrases va être exploitée par la presse, et souvent à son profit.

Lorenzo résiste
Leader du championnat et favori pour le titre, son coéquipier Jorge Lorenzo a parfaitement résisté à la pression du retour de Rossi, en adoptant les mêmes méthodes que le « Dottore » : décontraction apparente, humour, complicité avec les journalistes, ajoutés à des performances de haut niveau sur la piste.
Abonnés au podium en l'absence du maestro, Lorenzo, comme Dani Pedrosa et Casey Stoner, avaient souhaité son retour, parce que sans lui, la référence absolue du MotoGP, une victoire ou un podium n'ont pas la même saveur, la même valeur. Ils n'ont pas été déçus, surtout Stoner qui a dû sortir le grand jeu pour prendre la 3e place à Rossi, dans la dernière courbe.
Les promoteurs du MotoGP, eux aussi, attendaient impatiemment que Rossi revienne, que les fans ressortent de chez eux pour acheter des tee-shirts et des casquettes portant le numéro 46. Il y avait foule ce week-end autour du Sachsenring, et chaque fois que Rossi est sorti des stands, à chaque séance d'essais, chaque virage, les fans ont applaudi respectueusement.
« Valentino m'a bluffé », a dit Hervé Poncharal, patron de Tech3 et président de l'association des écuries (IRTA), qui en connaît un rayon. « Rossi est un grand gamin qui aime avant tout s'amuser, se faire plaisir et faire plaisir aux autres. Merci d'exister, Vale ! » a écrit un internaute suisse. La moto est « accro » à Rossi, autant que Rossi est « accro » à la moto.
« Après les essais, j'espérais pouvoir finir 4e, mais je ne pensais pas le faire 4e en me faisant doubler par Stoner seulement dans la dernière courbe, en finissant pas loin de Lorenzo et en signant le 2e meilleur tour en course », a dit Rossi, assis sur le marche-pied de son camion, entouré par des journalistes italiens et espagnols qui sont ses premiers serviteurs.« J'ai beaucoup aimé cette bagarre avec Stoner jusqu'à la fin, c'était beau. C'était plus facile avec une jambe cassée, et très confortable sur le plan psychologique, parce que j'étais là pour me faire plaisir, vu que je ne joue plus le championnat. » Le plaisir, c'est l'un des mots-clés répétés par Rossi tout le week-end,...
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