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Économie - Finances

La BCE a encore réduit ses achats d’obligations publiques

La Banque centrale européenne (BCE) a encore réduit son programme d'achat de dette des pays de la zone euro la semaine dernière, confirmant une nouvelle fois une tendance à l'apaisement du marché obligataire.

La BCE prend l’argent des banques en dépôt auprès d’elle, pour que ces opérations restent neutres en termes d’inflation.

La BCE projette d'acquérir aujourd'hui quelque 60 milliards d'euros de liquidités auprès des banques, un montant « arrondi à 500 millions d'euros près », et ce afin de neutraliser le risque inflationniste de ses achats d'obligations publiques, selon un communiqué.
Or ce montant est quasiment identique à celui de la semaine dernière, où la BCE avait retiré 60 milliards d'euros.
La différence entre ces deux montants équivaut à la somme consacrée en une semaine par la BCE à l'achat de titres de dette publique en zone euro.
Ce programme se réduit donc comme peau de chagrin après avoir représenté moins d'un demi-milliard d'euros la semaine dernière, contre un milliard d'euros il y a deux semaines et 4 milliards lors de chacune des trois semaines précédentes.
La BCE n'a pas fixé de limites à son programme d'achat d'obligations publiques, ni en volume ni dans le temps, pour être plus flexible face à l'évolution des marchés obligataires.
Pour chaque euro d'obligation publique acheté, la BCE absorbe la semaine suivante un euro sur le marché, c'est-à-dire qu'elle prend l'argent des banques en dépôt auprès d'elle, pour que ces opérations restent neutres en termes d'inflation.
Elle a précisé hier qu'elle reconduirait la même opération d'absorption de liquidités la semaine prochaine, ce qui signifie qu'elle continue à acheter des obligations publiques cette semaine, comme elle le fait depuis le 10 mai, lorsque la crise de la dette en zone euro battait son plein.
« Le pire est passé », avait estimé il y a 10 jours l'économiste en chef de la BCE Jürgen Stark à propos de la crise de la dette en zone euro.
Ces derniers mois, la détresse financière de certains pays comme la Grèce ou l'Espagne avait fait surgir le spectre d'un défaut de paiement, et les taux d'intérêt pour le refinancement de ces États sur les marchés financiers étaient montés en flèche, leur rendant la tâche encore plus difficile.
La semaine dernière, l'Espagne est parvenue avec succès à emprunter 3 milliards d'euros sur le marché obligataire, une offre largement sursouscrite par les investisseurs.
Mardi dernier, la Grèce a également réussi à placer plus de 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor à 6 mois, une opération là aussi caractérisée par une forte demande.
La BCE projette d'acquérir aujourd'hui quelque 60 milliards d'euros de liquidités auprès des banques, un montant « arrondi à 500 millions d'euros près », et ce afin de neutraliser le risque inflationniste de ses achats d'obligations publiques, selon un communiqué.Or ce montant est quasiment identique à celui de la semaine dernière, où la BCE avait retiré 60 milliards d'euros.La différence entre ces deux montants équivaut à la somme consacrée en une semaine par la BCE à l'achat de titres de dette publique en zone euro.Ce programme se réduit donc comme peau de chagrin après avoir représenté moins d'un demi-milliard d'euros la semaine dernière, contre un milliard d'euros il y a...
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