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Liban - Éclairage

Remise à jour, demain, des protocoles libano-syriens

Quatrième visite à Damas, demain dimanche, pour le président Saad Hariri. Il s'y fait accompagner des 13 ministres de services concernés par la renégociation des protocoles bilatéraux conclus, au début des années 90, dans le cadre du traité dit de fraternité-coordination, sous les présidents Hafez el-Assad et Élias Hraoui. Une batterie d'accords iniques consacrant la tutelle syrienne établie de fait dans la foulée, et sous couvert du pacte de Taëf, en 1989.
Dans la préparation, il a fallu d'abord régler un litige sur les compétences, les Syriens exigeant la seule présence des directeurs généraux, sans les experts qualifiés. Mais selon des sources fiables, tout le travail en amont nécessaire est maintenant accompli. C'est-à-dire que des commissions ad hoc libanaises et syriennes ont préparé, séparément, les nouvelles moutures d'arrangements ciblés, échangeant ensuite leurs remarques, pour un brouillon à deux mains. Que les responsables ministériels n'auront plus, demain, qu'à parapher, après sans doute quelques menues retouches de dernière minute.
En toiture, les présidents Bachar el-Assad et Saad Hariri doivent s'entretenir au sujet du renforcement des relations bilatérales. Sous l'angle des rapports politiques, mais aussi à la lumière de la promotion des intérêts matériels communs.
Cela étant, des diplomates occidentaux estiment que le président Assad, qui devait en principe venir au Liban en ce mois même de juillet et n'y est plus attendu avant octobre, est trop pris par les développements régionaux pour entreprendre une telle visite. D'autant que, à l'issue d'une première tournée à l'étranger, il s'apprête à en effectuer une autre dans diverses capitales arabes.
Ces diplomates occidentaux saisissent cependant l'occasion pour faire observer aux Libanais qu'au moment où ils aspirent à rééquilibrer leurs accords avec la Syrie, ils continuent à démarcher, à visiter ce pays, sans être payés de retour. En demandeurs solitaires. Et en se plaçant ainsi d'eux-mêmes en état d'infériorité manifeste. Ce qui confirme que le réajustement des relations n'est pas encore sur la (bonne) voie d'une véritable réciprocité, fille d'un authentique respect mutuel d'État à État. Et ces sources d'enfoncer le clou en soulignant qu'aucun dirigeant syrien, absolument aucun, n'a rendu à Hariri la politesse de ses visites à Damas. Pour relever, enfin, qu'on ne voit pas pourquoi le lifting des accords bilatéraux, annoncé pour demain, n'a pas été prévu au Sérail de Beyrouth, alors qu'il se fait à la demande du Liban. Avec débarquement du chef du gouvernement syrien, à la tête d'une délégation de ministres, 13 par exemple...
Sur le plan régional, un diplomate occidental avance que la visibilité reste fortement déficiente, dans les brumes d'un été particulièrement lourd. On ne sait pas, dit-il, avec toutes ces histoires de nucléaire iranien, de blocus de Gaza, de menaces et de contre-menaces, si le ciel va pouvoir s'éclaircir d'ici à l'automne. Ou si l'orage ne va pas éclater, en novembre ou en décembre.
Localement, des députés estiment que, comme tout est conditionné par la conjoncture régionale, l'attente des développements extérieurs impose aux fractions du cru un temps mort pendant lequel elles ne vont pas prendre d'initiatives, ou de positions tranchées, sur les principaux problèmes de l'heure. Les polémiques, les controverses vont donc continuer sur leur lancée, sans escalade ni conciliation décisive. Juste de quoi entretenir la forme sportive des compétiteurs, jusqu'à ce qu'ils doivent se mettre en course. En se souciant de ne pas compromettre, en déstabilisant par trop le pays politique, la saison touristique d'été. On continuera ainsi à marmonner sur l'armement du Hezbollah, sur la stratégie de défense, sur la décision de guerre et de paix, sur les droits des Palestiniens, mais en sourdine. Comme cela devrait se vérifier lors de la prochaine réunion du comité de dialogue national.
Quatrième visite à Damas, demain dimanche, pour le président Saad Hariri. Il s'y fait accompagner des 13 ministres de services concernés par la renégociation des protocoles bilatéraux conclus, au début des années 90, dans le cadre du traité dit de fraternité-coordination, sous les présidents Hafez el-Assad et Élias Hraoui. Une batterie d'accords iniques consacrant la tutelle syrienne établie de fait dans la foulée, et sous couvert du pacte de Taëf, en 1989.Dans la préparation, il a fallu d'abord régler un litige sur les compétences, les Syriens exigeant la seule présence des directeurs généraux, sans les experts qualifiés. Mais selon des sources fiables, tout le travail en amont...
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