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Liban - La Situation

Priorités aux frontières dans les discussions Assad-Hariri demain à Damas

La visite du Premier ministre Saad Hariri en Syrie, prévue demain, devrait en principe faire dévier un tant soit peu l'attention de la polémique suscitée autour du dossier de l'accord sécuritaire contracté avec la France d'une part, et de la série des arrestations des espions opérant au sein de la société de téléphonie mobile alfa d'autre part, pour le compte d'Israël.
M. Hariri dirigera une délégation ministérielle formée des ministres des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Santé, de l'Économie, de la Justice, de l'Intérieur, de l'Agriculture, de l'Éducation, du Tourisme, des Finances, de la Culture, de l'Environnement, et du ministre d'État, Jean Oghassabian. Également prévue à l'ordre du jour, une réunion du comité libano-syrien, qui sera présidée par M. Hariri et son homologue syrien, Naji Otri. Elle portera sur les relations bilatérales et les moyens de les développer, ainsi que sur les perspectives de coopération dans les divers domaines. La visite permettra aux représentants des deux pays de signer une série d'accords et de mémorandums d'entente, couvrant divers aspects de la coopération en matière de justice, santé, agriculture, travaux publics, tourisme, éducation, promotion des investissements, protection du consommateur, environnement et culture.
Ce n'est cependant pas le cas du dossier relatif aux questions de sécurité et de défense, ce dernier ne figurant pas à l'ordre du jour de cette visite, a-t-on appris de source informée. Rappelons que ce dossier s'était heurté lors de la dernière visite des délégations spécialisées à la clause stipulant que « le Liban ne doit pas devenir source de menace pour la sécurité de la Syrie », et vice versa ; un engagement qui suppose, selon la mouture de l'ancien texte, que les parties s'abstiennent d'abriter, de protéger ou de faciliter le passage de personnes ou d'organisations œuvrant contre la sécurité d'un des deux pays, tout en s'engageant à les arrêter et à les remettre à l'autorité intéressée à la demande de cette dernière. Or c'est précisément sur ce point que les discussions avaient achoppé, la partie libanaise ayant insisté pour que la remise des personnes demandées par la Syrie passe par le biais de la justice libanaise, plus précisément par le parquet qui doit donner son autorisation. Selon une source ministérielle, ce point cardinal ne sera pas soulevé lors de cette visite, dans la mesure où il nécessite de plus amples discussions en vue de parvenir à un règlement qui doit nécessairement s'inscrire « dans le respect des lois et de la Constitution libanaises ».
Autre dossier épineux, le protocole relatif à la santé qui avait également suscité des objections de la part de la délégation libanaise qui avait estimé le texte « inacceptable pour le Liban ». Selon l'ancien protocole, les médicaments syriens pouvaient accéder au marché libanais alors que cette règle ne s'appliquait pas à l'industrie pharmaceutique libanaise qui était interdite sur les marchés syriens. Une contrainte qui a finalement été dépassée lors de récentes discussions qui ont abouti à la conclusion d'un protocole « équitable pour les deux parties », souligne une source informée qui affirme que les obstacles contre l'entrée des produits pharmaceutiques ont été finalement levés. Le nouveau protocole aura également servi à faciliter de part et d'autre de la frontière les procédés d'enregistrement et aux deux parties de se mettre d'accord sur le système de tarification, sachant notamment que la Syrie subventionne les médicaments produits localement. Autre protocole sur lequel sont également tombées d'accord les délégations libanaise et syrienne, l'exportation des produits cosmétiques, désormais applicable dans les deux sens, et facilitée par l'exemption de taxes sur ce type de produits.
À noter que le dossier portant sur la délimitation des frontières entre les deux pays figurera en tête de l'ordre du jour de dimanche prochain. Ce dossier a été hier au centre des préoccupations du ministre d'État Jean Oghassabian qui, en sa qualité de président du comité chargé de définir un plan pour le contrôle des frontières, s'est rendu hier sur place à la tête d'une délégation sécuritaire et technique, en vue d'inspecter les postes-frontières.
Selon des sources citées par l'agence al-Markaziya, la prochaine visite du chef de l'État syrien, Bachar el-Assad, dépendra en grande partie du succès de la visite de M. Hariri dimanche, ainsi que des négociations et de la conclusion des accords bilatéraux entre le Liban et la Syrie. Prévue pour novembre prochain, la date de la visite de M. Assad pourrait ainsi, à la lumière des progrès réalisés en matière d'accords, avoir lieu au mois d'août prochain. Notons également que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a décidé de reporter sa visite au Liban jusqu'après le mois de ramadan.
La visite du Premier ministre Saad Hariri en Syrie, prévue demain, devrait en principe faire dévier un tant soit peu l'attention de la polémique suscitée autour du dossier de l'accord sécuritaire contracté avec la France d'une part, et de la série des arrestations des espions opérant au sein de la société de téléphonie mobile alfa d'autre part, pour le compte d'Israël.M. Hariri dirigera une délégation ministérielle formée des ministres des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Santé, de l'Économie, de la Justice, de l'Intérieur, de l'Agriculture, de l'Éducation, du Tourisme, des Finances, de la Culture, de l'Environnement, et du ministre d'État, Jean Oghassabian....
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