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Économie - Ue

La supervision financière divise toujours eurodéputés et États

Les pays de l'Union européenne (UE) et le Parlement européen sont restés divisés hier concernant un projet emblématique visant à renforcer la supervision financière via les autorités paneuropéennes, malgré la présentation d'une nouvelle offre de compromis. « Les États bougent. On avance très doucement, mais le Parlement a encore des revendications très précises et très fortes », a indiqué à l'AFP l'eurodéputée française Sylvie Goulard, qui négocie sur ce dossier pour le groupe des Libéraux au Parlement. Elle s'exprimait après une rencontre entre le Parlement européen, les États de l'UE et la Commission européenne hier matin. Il s'agissait de soumettre aux eurodéputés de nouvelles positions approuvées mardi par les États, car cette réforme nécessite un accord entre institutions européennes. « Concernant les Libéraux, mais aussi les Verts et socialistes je crois, on considère que pour l'instant on n'y est pas », a-t-elle ajouté. « Malgré des progrès dans les négociations, il y a toujours beaucoup de chemin à faire pour aboutir à une supervision financière européenne efficace », ont renchéri les Verts dans un communiqué. « Nous avons toujours des conflits importants concernant les pouvoirs des superviseurs européens » avec les États, a indiqué leur négociateur Sven Giegold à l'AFP, précisant qu'il y avait encore « plusieurs problèmes ».
Des discussions intensives ont repris depuis début juillet pour tenter de trouver un accord sur ce projet emblématique de l'UE qui prévoit notamment la mise en place de trois nouvelles autorités supranationales chargées de surveiller les banques, les assureurs et les marchés. Les États européens étaient parvenus à un compromis fin 2009. Mais il a été dénoncé par le Parlement car il affaiblissait trop à ses yeux les pouvoirs donnés aux nouvelles autorités. Dans le détail, les problèmes portent encore notamment sur les pouvoirs donnés aux nouvelles autorités en cas de situation d'urgence ou de conflit entre régulateurs nationaux, ou sur la « clause de sauvegarde », qui doit permettre à un État de bloquer une décision si elle porte atteinte à sa souveraineté budgétaire nationale, a indiqué Sven Giegold.
Par ailleurs, le Parlement souhaite qu'un autre organisme créé par la réforme, le « comité européen du risque systémique », soit dirigé par le président de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui n'a pas été retenu dans le dernier compromis des États. Cette nouvelle autorité de surveillance macroéconomique doit avertir les autorités nationales et émettre des recommandations quand il détecte un problème important risquant de mener à une crise de grande ampleur. Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, dont le pays préside l'UE, s'est voulu de son côté optimiste. Les négociations avec le Parlement se sont « très bien passées » et « on est vraiment dans une phase de finalisation », a-t-il indiqué hier à l'AFP. Le sujet sera abordé jeudi prochain par les diplomates des pays de l'UE. « Je suis réellement optimiste quant aux chances de les voir déblayer très fortement le travail sur les points politiques principaux qui restaient encore à éclaircir », a-t-il dit. Une nouvelle réunion de négociation entre Parlement et États devrait ensuite avoir lieu fin août ou début septembre.
Les pays de l'Union européenne (UE) et le Parlement européen sont restés divisés hier concernant un projet emblématique visant à renforcer la supervision financière via les autorités paneuropéennes, malgré la présentation d'une nouvelle offre de compromis. « Les États bougent. On avance très doucement, mais le Parlement a encore des revendications très précises et très fortes », a indiqué à l'AFP l'eurodéputée française Sylvie Goulard, qui négocie sur ce dossier pour le groupe des Libéraux au Parlement. Elle s'exprimait après une rencontre entre le Parlement européen, les États de l'UE et la Commission européenne hier matin. Il...
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