On connaissait le saut de cabri de Michael Schumacher, Webber l’Australien aura inventé le saut du kangourou. Moins technique, mais sûrement plus haut. À la hauteur de sa joie après sa victoire hier lors du GP de Grande-Bretagne. Nigel Roddis/Reuters.
Lewis Hamilton a pris la deuxième place avec une seconde et trois dixièmes de retard.
Le Britannique conforte sa première place au classement du championnat du monde des pilotes où il compte désormais 12 points d'avance sur son compatriote et coéquipier Jenson Button. L'Allemand Nico Rosberg complète le podium sur Mercedes.
Button, qui avait raté les essais et pris le départ en 14e position sur sa McLaren, est quatrième. Il précède le Brésilien Rubens Barrichello (Williams), le Japonais Kamui Kobayashi (BMW Sauber) et l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull).
Ce dernier, auteur de la pole position et favori de la course, a perdu toute chance de victoire dès le départ, très disputé par les deux pilotes de Red Bull, mais aussi par Fernando Alonso (Ferrari) et Hamilton, qui étaient sur la deuxième ligne.
Tassé par Webber, Vettel est sorti de la piste, a réussi à la retrouver, mais a dû s'arrêter aux stands après avoir fait un tour au ralenti.
Pas mal pour un second pilote
Webber a ainsi pris la direction de la course devant Hamilton, vainqueur du Grand Prix en 2008, année de son titre de champion du monde, et le Polonais Robert Kubica (Renault).
Button a lui aussi réussi un bon départ. Il était 8e après cinq tours. Vettel était 24e à 84 secondes de Webber.
Fernando Alonso et sa Ferrari ont été pénalisés d'un passage dans les stands pour avoir illégalement dépassé Kubica.
Le Polonais a abandonné peu après sur ennui mécanique. La course a été neutralisée au 28e des 52 tours pour dégager la piste des débris de la Sauber de l'Espagnol Pedro de la Rosa, victime d'un accrochage avec la Force India de l'Allemand Adrian Sutil.
Au 35e tour, Webber menait toujours devant Hamilton et enchaînait les meilleurs tours. Rosberg et Button étaient à la lutte pour la troisième place. Vettel était 12e.
Webber a contrôlé la course et Hamilton jusqu'à la fin. Rosberg a résisté aux derniers coups de boutoir de Button.
L'Australien a retrouvé sur la ligne le sourire qu'il avait perdu samedi lorsque l'ordre lui a été donné de céder son aileron avant à Vettel.
« Fantastique et pas trop mal pour un second pilote ! » a-t-il hurlé au micro de la radio de son écurie.
« Bien joué, Mark. Tu peux sourire maintenant », lui a répondu Christian Horner, patron de Red Bull.


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