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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Pyongyang disposé à reprendre les pourparlers à six

La Corée du Nord s'est déclarée samedi disposée à retourner aux pourparlers à six sur son programme nucléaire et a laissé filtrer sa satisfaction de voir que la déclaration adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU ne la tenait pas directement responsable du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan.
Les pourparlers à six, qui impliquent la Corée du Nord, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, la Russie et la Chine, sont en suspens depuis 2007. « La Corée du Nord fera des efforts constants pour que soient conclus un traité de paix et la dénucléarisation, via les pourparlers à six menés sur un pied d'égalité », a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, dont les propos ont été diffusés par l'agence de presse nord-coréenne KCNA. « Nous prenons note de la déclaration disant que le Conseil de sécurité encourage le règlement des questions en suspens dans la péninsule coréenne par des moyens pacifiques, afin de reprendre le dialogue direct et la négociation par des canaux appropriés », a ajouté le porte-parole.
Vendredi, dans une déclaration adoptée à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné « l'attaque » ayant causé fin mars le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan, mais sans l'imputer directement à la Corée du Nord, la Chine, protectrice traditionnelle de Pyongyang, s'y étant opposée. Le choix du mot « attaque » est une satisfaction pour Séoul puisqu'il exclut que le naufrage ait pu résulter d'un accident. Mais en même temps, le Conseil s'est contenté d'exprimer sa « profonde préoccupation » du fait qu'une enquête menée par la Corée du Sud, avec la participation de cinq autres États, a conclu à la culpabilité de la Corée du Nord. Le Conseil ne va pas jusqu'à faire siennes les conclusions de cette enquête et ne condamne donc pas Pyongyang comme l'aurait souhaité Séoul.
L'ambassadeur de Corée du Nord à l'ONU, Sin Son-ho, avait averti le 15 juin que son pays réagirait militairement à toute condamnation par le Conseil. Pyongyang a démenti toute responsabilité dans l'incident, ce dont le texte du Conseil « prend note ». La déclaration demande que « des mesures appropriées et pacifiques soient prises envers les personnes responsables de l'incident ». Elle salue « la retenue dont a fait preuve la Corée du Sud », et « appelle à une adhésion pleine et entière à l'accord d'armistice » qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953. Le texte a été négocié entre les cinq membres permanents du Conseil (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), la Corée du Sud et le Japon.
Le Conseil de sécurité avait été saisi par la Corée du Sud de l'incident naval survenu le 26 mars, l'un des plus graves depuis l'armistice de la guerre de Corée, qui a coûté la vie à 46 marins sud-coréens. Une enquête internationale a conclu fin mai à un tir de torpille par un sous-marin nord-coréen, mais la Corée communiste nie toute responsabilité et exige de pouvoir inspecter le site, près de la ligne de démarcation maritime intercoréenne.
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a estimé que la déclaration du Conseil constituait un avertissement pour la Corée du Nord contre toute « attitude provocatrice ». Mme Clinton a également annoncé qu'elle se rendrait en Corée du Sud ce mois-ci. La Corée du Sud s'est elle aussi félicitée de la déclaration du Conseil. L'ambassadeur de Corée du Nord à l'ONU, M. Sin, a vu dans la déclaration du Conseil une « grande victoire diplomatique » pour son pays et a réitéré la détermination de Pyongyang à « faire tout son possible pour découvrir la vérité sur cet incident ».
La Corée du Nord s'est déclarée samedi disposée à retourner aux pourparlers à six sur son programme nucléaire et a laissé filtrer sa satisfaction de voir que la déclaration adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU ne la tenait pas directement responsable du naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan.Les pourparlers à six, qui impliquent la Corée du Nord, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon, la Russie et la Chine, sont en suspens depuis 2007. « La Corée du Nord fera des efforts constants pour que soient conclus un traité de paix et la dénucléarisation, via les pourparlers à six menés sur un pied d'égalité », a déclaré le...
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