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Moyen Orient et Monde - Turquie

Erdogan déterminé à réformer la Constitution

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit déterminé à faire approuver son projet de réforme constitutionnelle qui sera soumis à référendum en septembre, et ce malgré l'annulation de plusieurs de ses dispositions par la Cour constitutionnelle. Pour Erdogan, dessiner les contours d'une nouvelle Constitution est essentiel si la Turquie souhaite un jour rejoindre l'Union européenne. Selon le chef du gouvernement, l'actuel texte fondateur de l'État turc, rédigé en 1982 par l'armée, ne correspond pas aux standards des démocraties de l'UE. De leur côté, les détracteurs du Premier ministre voient cette réforme d'un mauvais œil, considérant que le parti d'Erdogan (AKP), issu de la mouvance islamiste, tente à travers ce projet de faire main basse sur tous les leviers du pouvoir et de porter atteinte au principe de laïcité.
Mercredi, la Cour constitutionnelle a rejeté deux dispositions prévues dans le texte initial, dont l'une donnait au président le pouvoir de nommer des membres du Conseil supérieur de la magistrature, un organe souvent en conflit avec l'AKP. S'exprimant pour la première fois sur le sujet depuis la décision de la Cour constitutionnelle, le Premier ministre turc a affirmé samedi tard dans la soirée que son parti donnerait le coup d'envoi de sa campagne pour le « oui » en juillet ou au début du mois prochain.
Par ailleurs, un sondage publié samedi révèle que ce projet divise les Turcs. La réforme constitutionnelle emporte l'adhésion de 40 % des personnes interrogées, 39 % ont l'intention de voter « non » et 20 % restent indécis, selon Adil Gur, directeur d'A&G Research.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit déterminé à faire approuver son projet de réforme constitutionnelle qui sera soumis à référendum en septembre, et ce malgré l'annulation de plusieurs de ses dispositions par la Cour constitutionnelle. Pour Erdogan, dessiner les contours d'une nouvelle Constitution est essentiel si la Turquie souhaite un jour rejoindre l'Union européenne. Selon le chef du gouvernement, l'actuel texte fondateur de l'État turc, rédigé en 1982 par l'armée, ne correspond pas aux standards des démocraties de l'UE. De leur côté, les détracteurs du Premier ministre voient cette réforme d'un mauvais œil, considérant que le parti d'Erdogan (AKP), issu de la mouvance...
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