La communauté internationale a condamné "l'attaque" ayant causé fin mars le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan mais sans l'imputer directement à la Corée du Nord.
Ces propos reprennent quasiment mot pour mot la déclaration de l'ambassadeur nord-coréen à l'ONU après le vote d'une déclaration du Conseil de sécurité relative au naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan.
Mais le porte-parole a également averti que si les "forces hostiles" persistent dans "la démonstration de force et les sanctions (...) ils ne pourront échapper aux puissantes représailles physiques pas plus qu'ils ne pourront échapper à leur responsabilité dans l'escalade du conflit qui en résultera".
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné vendredi "l'attaque" ayant causé fin mars le naufrage du Cheonan mais sans l'imputer directement à la Corée du Nord, la Chine, protectrice traditionnelle de Pyongyang, s'y étant opposée.
Une enquête internationale a conclu fin mai qu'un tir de torpille par un sous-marin nord-coréen avait causé le naufrage, mais la Corée communiste a nié toute responsabilité.
Le porte-parole a également indiqué que la Corée du Nord se plaignait que l'ONU ait "présenté et traité l'affaire à la hâte, avant que la vérité soit établie" et a indiqué que la question aurait due être traitée par les deux Corées.
Pyongyang "conserve sa position qui est de tout faire pour découvrir la vérité sur cette affaire", a ajouté le porte-parole, qualifiant les accusations contre son pays de "farce conspiratrice".
Pyongyang avait, en avril 2009, après un tir de missile controversé sanctionné par le Conseil de sécurité de l'ONU, claqué la porte des pourparlers à Six (États-Unis, les deux Corées, Chine, Russie, Japon), entamées en 2003 et qui tentent de la persuader de renoncer à ses programmes atomiques.
La Corée du Nord s'était récemment dit prête à reprendre ces négociations à la condition préalable d'un accord de paix formel avec les États-Unis.


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