« Nous sommes prêts à aider le Liban dans le domaine des dérivés pétroliers », a-t-il assuré à l'issue de sa réunion à Baabda avec Michel Sleiman, appelant les entreprises libanaises à aller investir en Irak. Il en a profité sur un autre plan pour demander à Beyrouth d'aider Bagdad à faciliter le retour des réfugiés irakiens, notamment ceux qui ont été arrêtés pour entrée illégale au Liban.
Quant au n° 1 de l'État, il a souhaité pour l'Irak davantage de stabilité et la formation rapide d'un nouveau gouvernement.
Au Sérail, Nouri al-Maliki a tenu à souligner « la solidité des liens entre les deux pays et leur aspiration commune à développer ces relations », tant sur le plan politique qu'économique, insistant sur la coopération en matière de sécurité.
Interrogé sur l'avenir du gouvernement irakien, il a indiqué que le dialogue « se poursuit » entre tous les blocs ayant participé et remporté les élections. « Ce qui nous importe, c'est la formation d'un gouvernement sur une base saine de partenariat et de représentation authentique et la création d'un État sur une base constitutionnelle », a-t-il insisté, précisant qu'il ne voit « aucun inconvénient » à ce que la liste d'Iyad Allaoui dirige le prochain cabinet irakien. « Il faut toutefois respecter les mécanismes constitutionnels; nous sommes dans un pays démocratique régi par la loi et la Constitution », a encore dit Nouri al-Maliki.

