Pour sa part, le député du Hezbollah Ali Fayyad a indiqué, dans un entretien accordé à l'agence Al Markaziya, que le Hezbollah soutient les efforts déployés par l'armée libanaise en vue de juguler les problèmes entre la Finul et les habitants, réaffirmant à cette occasion que le parti chiite « ne vise pas la résolution 1701 ». Et le député de préciser que les tentatives de règlement à ce jour ont énormément progressé, précisant au passage que « les incidents n'ont pas eu lieu avec le Hezbollah ». « Elles ont été provoquées par les déplacements de forces onusiennes qui ont dévoilé un malentendu entre les parties en présence autour de la compréhension de la résolution 1701 », a-t-il dit.
« On ne peut pas lire partiellement la résolution 1701 », a ajouté M. Fayyad. « Il y a d'autres clauses dans la résolution qui prévoient la cessation des hostilités. Or celui qui est à l'origine des hostilités, c'est bien l'État d'Israël, et non les habitants et les civils libanais. Par conséquent, la résolution parle d'un rôle majeur qui est attribué aux forces onusiennes appelées à aider le gouvernement à affirmer son autorité et sa souveraineté sur son territoire. Il est clair que celui qui l'empêche de le faire, c'est l'État hébreu », a-t-il dit. « C'est pour cela que la Finul doit mettre un terme aux actes d'agression (...), notamment les violations de la souveraineté libanaise et les agressions perpétrées contre des citoyens libanais dont la dernière en date a été le rapt du fermier Imad Hassan Atwé. »
M. Fayyad a enfin relevé qu'il existe des règles d'engagement que l'armée libanaise et la Finul ont avalisées à la veille de l'adoption de la 1701, cette dernière ayant, pendant longtemps, respecté ces règles et coordonné ses mouvements avec la troupe. Selon lui, les Israéliens sont en train de faire pression pour modifier ces règles d'engagement.
De son côté, le chef du Parlement a indiqué devant les députés qu'il reçoit chaque mercredi « que ce qui s'est passé dernièrement au Liban-Sud entre les habitants et la Finul n'a aucune portée politique et ne supporte pas d'autres interprétations, encore mois une exploitation politique ». « Cette question a été réglée dans une proportion de 95 %, et il n'existe aucune suggestion en faveur de la modification des règles d'engagement », a-t-il assuré.
Et d'ajouter : « Le mouvement Amal et le Hezbollah ne visent aucunement les forces de la Finul ou la résolution 1701. Nous avons déjà affirmé et réaffirmons les bonnes relations entre les locaux et les Casques bleus. »

