« C'est avec stupeur et étonnement que j'ai lu l'article paru dans votre journal du samedi 26 juin, intitulé "Un chantier controversé à Baabda : plus de trente arbres abattus d'un coup". En effet, le président actuel de la municipalité, M. Hélou, impute la construction de cet immeuble à l'ancien conseil municipal. En qualité d'ancien président de la municipalité de Baabda, je suis attristé de voir des jeunes élus se livrer à la surenchère sans aucune action efficace en réponse au problème posé.
« En effet, l'autorisation de l'abattage des arbres et du début des travaux a été obtenue sous l'égide du nouveau conseil municipal. La colline a été préservée durant les onze années du mandat de l'ancien conseil. Une nouvelle réglementation des constructions dans la zone de Baabda a été négociée avec la Direction générale de l'urbanisme durant trois années consécutives et a abouti à un accord. Cette réglementation préserve une grande partie de la surface du sol et protège les arbres existants. Or cette réglementation est en souffrance depuis la prise en charge de ses fonctions du nouveau conseil municipal.
« Rien n'aurait pu empêcher le président de la municipalité de Baabda de suspendre le permis de construire en vertu de l'article 4, paragraphe 2, du décret n° 15874, daté du 8-8-2007, au cas où il considère qu'il peut s'arroger le droit de ne pas délivrer de permis de construire dans la zone, sans se lancer dans cette surenchère gratuite et inutile. »

