La Cour suprême des États-Unis a estimé hier que les États fédérés ne pouvaient pas limiter ou interdire la possession des armes à feu, garantie par le deuxième amendement de la Constitution. Dans sa décision la plus attendue de l'année, la plus haute juridiction des États-Unis a estimé par cinq voix contre quatre que le deuxième amendement de la Constitution, rédigée au XVIIIe siècle pour le seul État fédéral, peut s'imposer à chaque État, au même titre que la liberté d'expression ou celle d'exercer la religion de son choix. Le deuxième amendement affirme : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. » Il s'agissait alors, affirment les partisans de la régulation des armes, d'empêcher l'État fédéral de chercher à prendre le contrôle des États. Mais en juin 2008, la Cour suprême avait interprété l'amendement comme le droit pour chaque citoyen de posséder une arme chez lui pour son autodéfense.