M. Besson prononçant son discours à l’ESA.
M. Besson a également exposé au président libanais son idée d'Office méditerranéen de la jeunesse, ce à quoi M. Sleiman a répondu que le Liban étudiera la possibilité de choisir Beyrouth comme siège de ce bureau.
Par ailleurs, M. Besson a clôturé hier, à 15h, le séminaire régional de formation des conseillers de coopération et d'action culturelle et des attachés de coopération universitaire, qui a été organisé du 23 au 25 juin à l'École supérieure des affaires (ESA - Beyrouth) par l'Agence Campus France, en collaboration avec l'ambassade de France et l'ESA.
Ce séminaire était centré sur les enjeux de la mobilité universitaire, les moyens de valoriser l'enseignement supérieur entre le Liban et la France et sur l'échange d'expériences.
Dans son discours, M. Besson s'est attardé sur les mesures qui ont permis à la France d'augmenter le nombre d'étudiants étrangers admis dans ses universités, et qui totalisent aujourd'hui 270 000 personnes, soit 12 % des effectifs. Il a parlé également des mesures qui simplifient l'entrée et le séjour des étudiants étrangers, ceux-ci bénéficiant dorénavant du visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS).
« Ces facilités sont encore renforcées par la procédure dématérialisée mise en œuvre dans 30 pays, dont l'Algérie, le Liban, le Maroc, la Syrie et la Tunisie, a-t-il ajouté. L'étudiant remplit alors un seul dossier sur le site Internet de Campus France, qui donnera lieu à la délivrance d'une préinscription par l'établissement d'enseignement supérieur, puis à l'attribution du visa pour études par le consulat. »
Et de poursuivre : « L'augmentation du nombre d'étudiants étrangers n'est pas une fin en soi. Elle doit s'inscrire dans un continuum : la formation initiale, l'acquisition d'une première expérience professionnelle et la mobilisation des compétences pour le développement du pays d'origine, que ce soit par le retour de l'étranger ou par la mobilisation ponctuelle de son expertise. En tant que ministre chargé de l'Immigration et du Développement solidaire, c'est ce défi que j'entends désormais relever. L'accord sur la mobilité des jeunes que je signerai demain avec le ministre de l'Intérieur libanais, après ceux conclus en décembre 2009 avec le Monténégro, la Serbie et la Macédoine, répond à cet objectif. Dès son entrée en vigueur, il accordera aux jeunes Libanais, avec clause de réciprocité, des facilités exceptionnelles pour l'acquisition de compétences professionnelles dans notre pays. Une plateforme sera également mise en place pour mettre à disposition de ces jeunes des offres d'emploi et de stage en France et au Liban. »
Enfin, le ministre français a abordé le sujet de l'Office méditerranéen de la jeunesse. « Depuis son lancement à Paris le 14 décembre 2009, 17 pays riverains de la Méditerranée sont désormais engagés dans ce projet, avec l'objectif de rendre opérationnel l'Office méditerranéen de la jeunesse d'ici au 1er janvier 2011 », a-t-il précisé. Selon lui, au cours d'une période initiale d'expérimentation de trois ans, l'Office méditerranéen de la jeunesse poursuivra deux missions : un projet pilote pour la mobilité des jeunes qui comportera trois volets, la facilitation de la libre circulation des étudiants de certaines filières méditerranéennes par excellence, l'organisation de l'accès de ces étudiants à des bourses méditerranéennes, à un parrainage professionnalisant et à une plateforme de stages et d'emplois, et la promotion de la mobilisation des compétences. La seconde mission sera celle d'un centre de ressources sur les mobilités méditerranéennes.

