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Moyen Orient et Monde - Allemagne

La justice renforce le droit à l’euthanasie passive

La justice allemande a renforcé hier le droit à l'euthanasie passive, avec un jugement qui devrait faire date dans un pays où le débat est plombé par le souvenir des programmes d'eugénisme du IIIe Reich.
Dans un jugement très attendu et appelé à faire jurisprudence, la Cour fédérale de justice a estimé que l'interruption des soins maintenant en vie un malade contre son gré n'était pas punissable. Le souhait exprimé de ne pas être maintenu en vie artificiellement doit avoir un « effet contraignant », a décidé la plus haute instance juridique allemande, qui siège à Karlsruhe. Elle a acquitté un avocat qui avait conseillé à une femme de couper la sonde alimentaire maintenant sa mère en vie depuis cinq ans, tombée dans le coma après une hémorragie cérébrale. Or, la septuagénaire avait expressément demandé à ne pas être maintenue en vie artificiellement.
La ministre de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, a salué ce jugement et estimé qu'il « ne pouvait y avoir d'obligation de traitement contre la volonté humaine ». « La décision d'aujourd'hui donne un cadre juridique sûr » qui permet de différencier « l'euthanasie passive et l'euthanasie active interdite », a-t-elle commenté. De son côté, l'Église protestante a souligné que « laisser mourir quelqu'un qui en a émis auparavant la volonté était non seulement justifié mais encore souhaité ».
En Allemagne, l'euthanasie active demeure interdite et sa pratique suscite d'intenses débats. Les Allemands utilisent d'ailleurs le terme d'« aide à la mort » (Sterbehilfe).

La justice allemande a renforcé hier le droit à l'euthanasie passive, avec un jugement qui devrait faire date dans un pays où le débat est plombé par le souvenir des programmes d'eugénisme du IIIe Reich.Dans un jugement très attendu et appelé à faire jurisprudence, la Cour fédérale de justice a estimé que l'interruption des soins maintenant en vie un malade contre son gré n'était pas punissable. Le souhait exprimé de ne pas être maintenu en vie artificiellement doit avoir un « effet contraignant », a décidé la plus haute instance juridique allemande, qui siège à Karlsruhe. Elle a acquitté un avocat qui avait conseillé à une femme de couper la sonde...
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