« On y est presque. Il reste un match et je crois en mes joueurs », assure le sélectionneur Huh Jung-moo... qui reconnaît cependant qu'il aura « un œil » sur l'autre rencontre.
Demi-finalistes à domicile en 2002, les Coréens sont effectivement aux portes d'une première qualification en 8e de finale loin de leur base.
S'ils veulent s'éviter des maux de crâne et des calculs trop compliqués en cas de nul ou de succès étriqué, ils doivent absolument l'emporter largement avant d'affronter vraisemblablement le premier du groupe A.
Cela leur permettrait aussi de se remettre en selle idéalement après la fessée infligée par l'Argentine (4-1) et le triplé d'Higuain.
Emmenés par le milieu offensif de Manchester United et capitaine Park Ji-sung, ainsi que par l'attaquant de Monaco Park Chu-young, les Asiatiques ont le potentiel offensif pour prendre le dessus sur un adversaire déjà battu à deux reprises, par l'Argentine (1-0) et par la Grèce (2-1).
Les Super Eagles, toujours à la recherche d'une victoire depuis 1998, ont cependant nettement moins souffert qu'eux contre les Albicelestes et cela peut leur donner du baume au cœur.
« On peut toujours se qualifier, mais on aura besoin d'un coup de main de l'Argentine, rappelle leur sélectionneur Lars Lagerböck. Les joueurs ne doivent pas baisser la tête. »
S'ils parviennent à digérer la suspension de leur milieu Sani Kaita, qui a reçu des menaces de mort depuis son exclusion, les Nigérians peuvent miser sur une puissance physique que semblent craindre les Coréens.
« Les Nigérians sont dans une situation particulière, et si on marquait les premiers, le match pourrait tourner en notre faveur, estime Park Ji-sung. On a emmagasiné de l'expérience et on sait comment jouer contre les Africains. »
Avec deux victoires et un nul, les Coréens se sont en effet toujours tirés avantageusement de ces affrontements.


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