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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran manifeste sa mauvaise humeur contre l’AIEA

Deux inspecteurs de l'agence onusienne, jugés partiaux, déclarés persona non grata par Téhéran.
L'Iran a manifesté hier son mécontentement vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). « Nous avons donné la semaine dernière à l'AIEA le nom de deux inspecteurs qui n'ont plus le droit de venir en Iran car ils ont divulgué le contenu du rapport (de l'Agence sur l'Iran, publié début juin) avant qu'il ne soit annoncé officiellement et ont fourni de fausses informations » sur le programme nucléaire iranien, a annoncé Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). M. Salehi n'a pas révélé le nom des deux inspecteurs ni leur nationalité. Mais il a souligné que cette décision ne remettait pas en cause la coopération de l'Iran avec l'AIEA. La France a aussitôt réagi affirmant que la requête iranienne « va à l'encontre des demandes du Conseil de sécurité (de l'ONU) et du conseil des gouverneurs » de l'AIEA. Plus tard en soirée, la diplomatie américaine a jugé que la requête de l'Iran est « préoccupante ». D'après le porte-parole du département d'État, Philip Crowley, le fait pour l'Iran de « limiter la coopération avec l'AIEA ne fera qu'approfondir l'inquiétude du monde au sujet de son programme nucléaire ».
Le geste de mauvaise humeur de l'Iran fait suite à la publication d'un nouveau rapport de l'AIEA concluant à l'impossibilité d'affirmer le caractère purement pacifique de son programme nucléaire, et au vote, le 9 juin, par le Conseil de sécurité de l'ONU de nouvelles sanctions contre Téhéran soupçonné de chercher, malgré ses démentis répétés, à se doter de l'arme atomique.
M. Salehi a en outre réitéré les critiques de Téhéran contre le rapport « totalement erroné » de l'AIEA. Le rapport de l'AIEA, divulgué une semaine avant la réunion du conseil des gouverneurs qui devait l'examiner, affirmait que l'agence de l'ONU restait « inquiète » quant à la véritable nature du programme iranien. « L'Iran est un cas particulier parce qu'il comprend, parmi d'autres choses, des éléments liés à une éventuelle dimension militaire de son programme nucléaire », avait souligné le 7 juin le directeur général de l'agence onusienne, Yukiya Amano, devant les 35 gouverneurs de l'AIEA. Quarante-huit heures plus tard, le Conseil de sécurité de l'ONU votait un renforcement des sanctions internationales contre l'Iran.

L'Iran a manifesté hier son mécontentement vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). « Nous avons donné la semaine dernière à l'AIEA le nom de deux inspecteurs qui n'ont plus le droit de venir en Iran car ils ont divulgué le contenu du rapport (de l'Agence sur l'Iran, publié début juin) avant qu'il ne soit annoncé officiellement et ont fourni de fausses informations » sur le programme nucléaire iranien, a annoncé Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). M. Salehi n'a pas révélé le nom des deux inspecteurs ni leur nationalité. Mais il a souligné que cette décision ne remettait pas en cause la coopération...
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