Lors du déjeuner organisé en l'honneur de la Syrie, Joumblatt a prôné la "non-neutralité" du Liban vis-à-vis des conflits régionaux.
Le chef du PSP a estimé, lors de son discours de bienvenue, que la politique de neutralité au Liban est impossible et que tous les slogans qui y appellent sont inutiles : "Dites-moi quel pays dans le monde est neutre?", a demandé M. Joumblatt. Il a de même mis l'accent sur la nécessité d'"œuvrer sur base des fondements de l'accord de Taëf, en fonction duquel l'accord de Doha a été conclu, pour mettre en exergue la sécurité commune libano-syrienne en vue de faire face aux développements régionaux qui s'accélèrent et également renforcer le front libano-syrien pour prévenir une éventuelle attaque israélienne contre le Liban". Évoquant les armes de la résistance, le leader druze a déclaré qu'elles sont, aujourd'hui plus que jamais, nécessaires afin de protéger les réserves pétrolières découvertes dans les eaux libanaises.
À la question des journalistes sur l'absence des pôles du 14 Mars au déjeuner, M. Joumblatt a répondu qu'il ne "voulait pas les embarrasser".
De son côté, l'ambassadeur syrien a assuré que Damas voit dans la sécurité, la stabilité et le développement du Liban un prolongement à sa propre sécurité, sa stabilité et son développement. M. Ali a ajouté qu'un accord national autour de la résistance qui, selon lui, renforce et garantit la sécurité du Liban, se répercuterait positivement sur les relations libano-syriennes.
Par ailleurs, le chef suprême des Kataëb Amine Gemayel a rapidement réagi aux propos de M. Joumblatt en affirmant que "la neutralité positive" est la mieux adaptée à la situation du Liban, sinon le pays serait exposé au danger. "Les propos de M. Joumblatt pourraient s'inscrire dans une ligne de conduite qui lui est imposée et qu'il se trouve obligé de respecter", a ajouté M. Gemayel.

