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Liban

La polémique se poursuit de plus belle entre les FL et Lahoud

En réponse à ce qu'elles ont qualifié de « campagne programmée » contre elles et à laquelle « viennent d'adhérer l'ancien chef de l'État Émile Lahoud, l'ancien député Oussama Saad et le PSNS », les Forces libanaises ont décidé de « briser » la règle du « no comment » qu'elles s'étaient fixés.
« L'effronterie de certains cadavres et autres momies politiques à l'image de Lahoud a dépassé un tel niveau que leurs attaques ne concernent plus les Forces libanaises à elles seules, mais une très grande fraction de l'opinion publique provoquée par celui dont la traîtrise et la collaboration ont dépassé toutes les proportions », écrit ainsi le communiqué publié hier par les FL.
Rappelant qu'Émile Lahoud a été « imposé » à Baabda « par les Syriens et contre la volonté des Libanais », le texte s'adresse directement au prédécesseur de Michel Sleiman : « Le vrai criminel, c'est celui qui a opprimé et bâillonné des milliers de jeunes souverainistes pendant les années de plomb du régime sécuritaire ; le vrai criminel, c'est celui qui a envoyé ses gorilles frapper et emprisonner les jeunes filles et les jeunes gens du 7 août 2001, justifiant cela à l'intérieur du Conseil des ministres, deux jours plus tard, par une défense de la stabilité... Le vrai criminel, c'est l'assassin de Ramzi Irani et de Fawzi Rassi », poursuit le texte.
« Le véritable criminel est celui qui a essayé d'empêcher par tous les moyens la naissance du Tribunal spécial pour le Liban », conclut le communiqué des FL.

La réponse du bureau de Lahoud
En soirée, le bureau de presse de M. Lahoud a répondu au communiqué « hystérique de Samir Geagea », affirmant que l'ancien président « n'a pas l'habitude de s'adresser aux criminels à travers la presse ». Le texte, très violent, explique la réaction des FL par le fait que « le criminel sait que ses tournées à l'étranger ne lui permettront pas de blanchir son registre taché de sang ou d'effacer le jugement pris à son encontre par la plus haute autorité judiciaire pénale ou encore d'occulter le fait que l'amnistie parlementaire en sa faveur porte seulement sur la sanction et non pas sur la condamnation ». Après avoir indiqué que la relation de M. Lahoud avec Damas « se situait dans le cadre de rapports d'amitié entre deux chefs d'État », le bureau de presse de l'ancien président a accusé le chef des FL de « traîtrise » et d'avoir « pris ses ordres d'Israël pour tuer ses compatriotes ».
En réponse à ce qu'elles ont qualifié de « campagne programmée » contre elles et à laquelle « viennent d'adhérer l'ancien chef de l'État Émile Lahoud, l'ancien député Oussama Saad et le PSNS », les Forces libanaises ont décidé de « briser » la règle du « no comment » qu'elles s'étaient fixés.« L'effronterie de certains cadavres et autres momies politiques à l'image de Lahoud a dépassé un tel niveau que leurs attaques ne concernent plus les Forces libanaises à elles seules, mais une très grande fraction de l'opinion publique provoquée par celui dont la traîtrise et la collaboration ont...
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