Le premier acte du miracle se produit à 6 h hier, mardi. Quatre photographes, deux Libanais et deux Australiens, entendent des cris en provenance d'un ravin sur une route intérieure du caza de Chekka au niveau du vieux tunnel ; ils préviennent immédiatement les FSI et la Défense civile, qui se précipitent sur le lieu, secondés par une unité spéciale des forces de sécurité, et réussissent à retirer Céline qui a été transportée dans une ambulance de la Croix-Rouge à l'hôpital Émile Bitar de Batroun, souffrant de blessures diverses et d'un très gros choc psychologique. Elle est dans un état stable, selon les médecins.
L'avocat général près la cour d'appel du Liban-Nord a interdit toute prise de photo ou toute tentative d'interviewer la malheureuse victime. Son père Georges Issa s'est exprimé au micro de la MTV. « Les deux auteurs du crime connaissaient apparemment ma fille depuis longtemps. Ils se sont approchés d'elle pour la saluer et l'ont tout de suite aspergée d'un gaz asphyxiant, sans pour autant réussir à totalement l'endormir. Ils l'ont emmenée puis l'ont étranglée; elle a des traces de doigts et d'ongles sur son cou. L'un des deux a demandé à l'autre si elle était morte, il a acquiescé, ils l'ont alors jetée de soixante mètres. C'est un miracle et c'est la volonté de Dieu : elle est restée accrochée à un arbre et a passé la nuit dans le ravin », a-t-il raconté, assurant que sa fille est « forte » et qu'elle tient « plus que tout » à passer ses examens. « Je ne souhaite à personne de vivre ce que nous avons vécu », a-t-il encore dit.
Une consolation : les FSI de Chekka ont réussi à appréhender les deux suspects, deux jeunes gens de 20 ans du village de Héré qui ont immédiatement été emmenés au commissariat de Batroun où l'enquête est toujours en cours.

