Rechercher
Rechercher

Liban

Séminaire sur la décentralisation administrative élargie

Une vue de l’assistance.

Le parti Kataëb a organisé hier un séminaire sur la « décentralisation élargie au Liban », au cours duquel ont pris la parole le vice-président de l'Université La Sagesse, Habib Abou Sakr, le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, le député Robert Ghanem, le coordinateur du comité central des Kataëb, le député Samy Gemayel, et le secrétaire général du parti, Ibrahim Richa, qui est intervenu en tant que modérateur.
Prenant la parole, M. Richa a indiqué que les Kataëb ont évoqué à plusieurs reprises avant la guerre libanaise ce sujet qui a également figuré dans la campagne électorale du parti à la veille des élections parlementaires, précisant au passage qu'à ce jour, il existe peu de conviction au Liban sur la nécessité d'adopter le principe de la décentralisation administrative. M. Richa a estimé que la décentralisation n'est pas méconnue par les lois libanaises, car le pouvoir dont bénéficient les municipalités est une forme parmi d'autres de l'organisation administration décentralisée. Taëf est venu en consacrer le principe, d'autant que les prérogatives accordées au Premier ministre par la nouvelle Constitution ont accru la centralisation, d'où la requête formulée en vue de la réactivation de la décentralisation élargie, a-t-il dit.
Habib Abou Sakr a estimé de son côté que la décentralisation signifie pour certains l'élargissement des prérogatives des municipalités et des représentants du pouvoir central, tels que les caïmacam, les mohafez et le reste des services régionaux. D'autres considèrent au contraire que la décentralisation est une forme de fédération dans laquelle les régions jouissent d'une entité particulière et d'une certaine indépendance par rapport au centre. Or, a-t-il précisé, la décentralisation n'est en réalité ni l'une ni l'autre. Car ceux qui considèrent la décentralisation comme un élargissement des prérogatives des représentants de l'autorité centrale font allusion à une forme adoucie de la centralisation représentée par la déconcentration, l'administration étant, à l'ombre de ce régime, toujours aux mains du pouvoir central. Dans un système véritablement décentralisé, ce sont les citoyens qui ont la charge de gérer leurs affaires de manière relativement indépendante. Par conséquent, la relation qu'entretient le pouvoir central avec le pouvoir décentralisé est une relation de contrôle qui est exercée de manière à s'assurer que les décisions de l'autorité décentralisée sont en harmonie avec les textes de lois de l'État.
Pour le député Robert Ghanem, la décentralisation administrative élargie est une ouverture permettant de faciliter le modus vivendi chrétien-musulman au Liban. Elle sert également à couper court à toute tentative de division de l'entité libanaise. Selon lui, la décentralisation suppose certaines conditions, notamment la consolidation de la démocratie locale par le biais de l'intégration des citoyens à la gestion de leurs affaires publiques, la liberté de choisir leurs représentants, la question de la reddition des comptes, le développement des régions et la concurrence démocratique entre celles-ci, le rôle du contrôle a posteriori, la justice et l'équité entre les citoyens, la révision de la loi sur les municipalités de manière à l'harmoniser avec la décentralisation et la nécessité d'assurer les fonds nécessaires pour son fonctionnement.
À son tour, Samy Gemayel a relevé la nécessité d'élargir la décentralisation par deux moyens : tout d'abord, en élargissant les prérogatives des conseils municipaux et en leur accordant une plus grande indépendance. Ensuite, en créant des unités intermédiaires ou ce qu'on appelle des conseils des cazas ou des mohafazats. Ainsi, a-t-il ajouté, le rôle de l'État central consistera à assurer les garde-fous nécessaires à l'indépendance accordée aux autorités locales, de manière à éviter les failles en matière de participation, ou au plan de la vie publique. Le pouvoir central aura ainsi le monopole en matière de défense nationale et de police, en plus des questions financières et des relations extérieures.
Le parti Kataëb a organisé hier un séminaire sur la « décentralisation élargie au Liban », au cours duquel ont pris la parole le vice-président de l'Université La Sagesse, Habib Abou Sakr, le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, le député Robert Ghanem, le coordinateur du comité central des Kataëb, le député Samy Gemayel, et le secrétaire général du parti, Ibrahim Richa, qui est intervenu en tant que modérateur.Prenant la parole, M. Richa a indiqué que les Kataëb ont évoqué à plusieurs reprises avant la guerre libanaise ce sujet qui a également figuré dans la campagne électorale du parti à la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut