Notons toutefois que les résultats ont varié entre les 12 premières banques du pays, les profits nets de la banque en tête du classement ayant augmenté de 75,1 % au cours du premier trimestre contre 29,9 % pour la dernière.
L'augmentation des bénéfices nets cumulés réalisés par les banques a été stimulée par une croissance « saine » de 22,3 % des revenus nets opérationnels sur un an contre une hausse des frais d'exploitation et de l'impôt sur le revenu de 15,3 % et de 30,7 % respectivement.
Plus en détail, l'augmentation des revenus nets opérationnels découle de la hausse de 9,1 % des revenus nets provenant des intérêts, en plus d'un bond de 56,5 % des recettes hors intérêts qui reflète une amélioration de la situation macroéconomique du pays. Le rapport se félicite d'ailleurs de la hausse sensible des revenus hors intérêts - leur part des revenus nets opérationnels ayant augmenté de 7,9 à 36,6 % fin mars, contre 28,7 % un an plus tôt - soulignant que cela réduit la vulnérabilité des banques aux fluctuations des taux d'intérêt.
Poursuite de la stratégie d'expansion régionale
Quant à l'expansion des banques alpha au-delà des frontières, il ne fait aucun doute, selon le rapport de BankData, que le processus n'a pas été freiné par la crise, même si des mesures de précaution ont tout de même été prises. Le nombre de branches s'est ainsi élevé à 895 fin mars, soit 8 branches supplémentaires en comparaison avec fin 2009, et 48 en comparaison avec fin mars 2009. De plus, le nombre d'employés de ces banques s'est élargi en conséquence, s'élevant à 21 075 salariés, soit 1,7 % de plus par rapport à fin 2009 et 9,8 % en comparaison avec fin mars 2009, et ce en dépit de toutes les mesures de contrôle budgétaire prises par les banques. Cela n'a pas empêché une amélioration du ratio coût/revenu, qui a reculé de 3,2 %, à 49,4 % contre 52,6 % trois mois plus tôt.
Cette contraction est due au fait que l'augmentation annuelle des revenus nets opérationnels des banques alpha a dépassé celle des dépenses totales, dans le cadre d'une politique d'optimisation de l'efficacité managériale menée par les banques libanaises.
Le rapport alpha a mis l'accent, en parallèle, sur l'amélioration des ratios de rentabilité, indiquant à cet égard que le rendement moyen des capitaux propres a augmenté de 0,4 % fin mars, sur un an, s'élevant à 12,42 % contre 11,8 % un an plus tôt. Quant au rendement moyen des actifs, il a également enregistré une légère hausse (+0,07 %), passant de 1,06 % au premier trimestre 2009 à 1,13 % au cours de la même période de 2010.
Enfin, selon le rapport BankData, Bank Audi est arrivée en tête du classement des banques alpha, suivie par la BLOM Bank et la Byblos Bank.

