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Économie - Liban - Banques

Les dépôts en hausse de 3,4 milliards de dollars depuis janvier

Les dépôts des banques libanaises ont augmenté de 3,5 % au cours des quatre premiers mois de l'année, atteignant 99,1 milliards de dollars. Par ailleurs, les conversions vers la livre se sont poursuivies, menant à un taux de dollarisation de 63,2 % fin avril - un plus bas depuis dix ans.
Le secteur bancaire libanais continue de réaliser de solides performances, qui vont de pair avec l'essor économique actuel, comme en témoignent les chiffres récents sur l'évolution de l'activité du secteur au cours des quatre premiers mois de l'année.
Celle-ci est mesurée par les actifs consolidés des banques opérant au Liban, qui ont augmenté de 4,7 % fin avril, à 120,6 milliards de dollars, contre 115,3 milliards de dollars fin décembre 2009 - une progression deux fois plus importante que celle observée au cours de la même période des cinq dernières années.
Les dépôts, qui représentent près de 82 % du bilan des banques, ont constitué encore une fois le principal moteur de cette croissance. Ils ont en effet augmenté de 3,4 milliards de dollars, soit une hausse de 3,5 %, passant de 95,8 milliards de dollars fin décembre 2009 à 99,1 milliards de dollars fin avril 2010. Cette croissance est favorisée par un climat de stabilité interne, combiné à un important flux de capitaux.
En termes de répartition des dépôts par type de clients, une lecture approfondie des chiffres montre que les dépôts des résidents ont été à la source de cette croissance au cours des quatre premiers mois de l'année. Ceux-ci ont en effet progressé de 3,6 milliards de dollars fin avril, tandis que les dépôts des non-résidents ont reculé de 0,2 milliard de dollars.
En outre, une analyse de la croissance des dépôts par devises révèle que les dépôts en monnaie locale ont enregistré une très forte croissance au cours des quatre premiers mois de l'année, progressant de 2,5 milliard de dollars, tandis que les dépôts en devises ont augmenté de seulement 884 millions de dollars. La hausse des dépôts en livres a ainsi représenté 73,7 % de l'augmentation totale de la masse des dépôts, à la faveur des conversions massives vers la livre, amorcées au lendemain des accords de Doha qui ont coïncidé avec le déclenchement de la crise internationale.
Ainsi, le taux de dollarisation des dépôts a continué de reculer, atteignant 63,2 % fin avril 2010 - un plus bas depuis dix ans. Celui-ci avait en effet atteint 61,6 % en 1999 avant d'augmenter de nouveau à 66,9 % fin 2000 et d'atteindre un pic de 79,5 % en mars 2005, au lendemain de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Croissance de 9,4 % de l'activité d'emprunt
Dans un contexte d'amélioration globale des conditions de crédit, et à la lumière d'une reprise progressive des économies de la région et une bonne activité de l'économie nationale, l'activité de prêts bancaires a également augmenté au cours du premier trimestre. Ainsi, les prêts bancaires accordés aux résidents et aux non-résidents ont augmenté de 2,6 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois, passant de 28,4 milliards de dollars fin décembre 2009 à 31 milliards fin avril, soit une hausse de 9,4 %.
Concernant la distribution des prêts par devises, les prêts en livres ont augmenté de 771 millions de dollars entre décembre 2009 et avril 2010, une hausse deux fois plus importante que celle enregistrée au cours de la même période de l'an dernier. Quant aux prêts en devises, ils ont augmenté de 1,9 milliard de dollars, représentant 71 % de la croissance totale des prêts au cours des quatre premiers de l'année.
Notons que les prêts accordés aux non-résidents ont continué de gagner du terrain, à la faveur de la reprise économique à l'échelle régionale, augmentant de 592 millions de dollars et représentant ainsi plus du quart de la croissance globale des prêts. Ces crédits avaient largement reculé après septembre 2008, en raison de la crise.
Les prêts accordés aux résidents ont quant à eux augmenté de 2,1 milliards de dollars, dans un contexte de croissance sur le plan local.
Notons enfin que, contrairement aux dépôts, le taux de dollarisation des prêts a conservé son niveau précédent, atteignant 82,9 % fin avril.
Le secteur bancaire libanais continue de réaliser de solides performances, qui vont de pair avec l'essor économique actuel, comme en témoignent les chiffres récents sur l'évolution de l'activité du secteur au cours des quatre premiers mois de l'année.Celle-ci est mesurée par les actifs consolidés des banques opérant au Liban, qui ont augmenté de 4,7 % fin avril, à 120,6 milliards de dollars, contre 115,3 milliards de dollars fin décembre 2009 - une progression deux fois plus importante que celle observée au cours de la même période des cinq dernières années.Les dépôts, qui représentent près de 82 % du bilan des banques, ont constitué encore une fois le principal moteur de...
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