Égypte
Chambre haute : le parti au pouvoir remporte 80 sièges sur 88
Le Parti national démocrate (PND), au pouvoir en Égypte, a raflé 80 des 88 sièges lors du renouvellement partiel de la Chambre haute, selon les résultats définitifs publiés hier. Quatre sièges vont chacun à quatre petits partis (le Tagammou, al-Ghad, al-Guil et le Parti nassérien) et quatre autres à des indépendants, a annoncé le président de la Haute Commission électorale, Intissar Nassim. Les Frères musulmans, première force d'opposition du pays, qui soutenaient une douzaine de candidats, n'ont obtenu aucun siège lors de ce vote sur deux tours, le 1er et le 8 juin. La campagne et le premier tour ont été marqués par des accusations d'irrégularités et de violences de la part de l'opposition et d'organisations de défense des droits civiques.
Remariage : l'Église copte se prononce contre
La décision de justice ordonnant à l'Église copte orthodoxe d'Égypte d'autoriser le remariage des fidèles divorcés doit être réexaminée, a affirmé le patriarche Chenouda III. « Il faut reconsidérer la question, sinon cela veut dire que les Coptes souffrent et qu'on fait pression sur eux dans leur religion », a affirmé le chef de l'Église copte. « L'Église respecte la loi, mais elle n'accepte pas des jugements allant contre les Évangiles et contre sa liberté religieuse, qui nous est garantie par la Constitution », a-t-il ajouté. « Le mariage chez nous est un mystère sacré et un acte purement religieux, et non un simple acte administratif », a-t-il poursuivi, affirmant que l'Église ne pouvait « absolument pas appliquer » cette décision.
Soudan
La presse se plaint de la censure et de la répression
Quotidiens indépendants et d'opposition se plaignent du retour de la censure d'État et de la répression qui pèsent sur eux depuis la réélection du président Omar el-Béchir. Les autorités soudanaises avaient levé la censure à l'automne, après le vote d'une loi qui reconnaît la liberté de presse tout en établissant des lignes rouges à ne pas franchir, comme la sécurité nationale et la moralité publique dans un pays majoritairement musulman. Mais depuis quelques semaines, la situation a changé. La semaine dernière, les censeurs d'État ont visé une poignée de quotidiens indépendants et d'opposition de Khartoum, la presse jugée favorable au gouvernement ayant été épargnée.
Irak
Maliki ne peut pas être Premier ministre et député
Une vingtaine de députés irakiens nouvellement élus, dont le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki et plusieurs de ses ministres-clés, ne peuvent constitutionnellement siéger au Parlement et occuper en même temps une fonction exécutive, a-t-on fait valoir hier de source autorisée. Tous ces dirigeants restent en place en attendant la formation, problématique pour le moment, d'un nouveau gouvernement plus de trois mois après les élections législatives du 7 mars dernier. Une commission ad hoc a été mise sur pied pour rechercher une solution à ce problème juridique qui privera les personnalités concernées de leur légitimité exécutive dès la première session du nouveau Parlement.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef