Le meneur des Celtics Kevin Garnet, grand artisan de la victoire de Boston en 2008, est sur le déclin lors de cette finale. Face à un excellent Gasol, le fougueux KG a perdu de son adresse et de son agressivité. Ronald Martinez/AFP
Trop de fautes, maladroit, peu de rebonds...
Il faut dire qu'il est opposé à l'un des tout meilleurs intérieurs du basket contemporain en la personne de Pau Gasol. L'ancien des Timberwolves, qui est « toujours un excellent joueur, un grand compétiteur qui donnera tout ce qu'il a », dixit l'Espagnol, apparaît vraiment sur le déclin, lui qui avait fait vivre l'enfer aux intérieurs californiens en finales il y a deux ans lors du 17e sacre des C's. Souvent scotché sur le banc pour des problèmes de fautes (29,5 min/match lors des Games 1 et 2), il est maladroit (9/21 sur les deux matches, 16 et 6 pts) et n'arrive pas à s'imposer dans la bataille du rebond (1 au match 1, 6 au deuxième). Et ce, pendant que Pau Gasol s'éclate avec les Lakers (24 pts-11 rbs/match contre Boston, 20,4 pts-10,9 rbs/match sur l'ensemble des play-offs). Phil Jackson, qui avait prédit que le match up Gasol-Garnett serait la clef des finales, doit se frotter les mains. Même si son équipe s'est inclinée lors du match 2 à LA (94-103) et ainsi perdu l'avantage du terrain.
Pierce à l'ombre aussi
La victoire des Celtics n'en est que plus méritoire. Surtout que Paul Pierce est totalement anesthésié par Ron Artest depuis deux matches. Si ce dernier a été particulièrement à côté de la plaque en attaque (6 pts, 1/10), il a complètement déréglé le capitaine des Verts par sa défense dimanche dernier (10 pts, 2/11), comme lors du Game 1 (24 pts, dont 13 lors du dernier quart quand le match était déjà joué, 6/13). Dans ces conditions, heureusement que Ray Allen a pris feu avec ses 8 paniers à trois points (record pour un match des finales). Sauf que ce dernier a marqué 27 de ses 32 points avant la mi-temps et donc seulement 5 après le break. Kobe Bryant s'est en effet chargé de le mettre sous l'éteignoir. Mais Black Mamba ne peut pas tout faire. S'il défend sur Ray Allen, c'est que Rajon Rondo est opposé à Derek Fisher ou autres arrières de LA (Vujacic, Brown, Farmar). Soit l'occasion pour lui de démontrer, s'il en était besoin, que le patron à Boston, c'est lui désormais.
Rondo prend ses responsabilités
Il a en effet signé un nouveau triple-double (19 pts, 8/18, 12 rbs, 10 pds). C'est surtout lui qui, après avoir eu l'intelligence d'abreuver Ray Allen en première mi-temps, a su prendre ses responsabilités. Il a marqué 10 points lors du dernier quart-temps. Loin de vouloir tirer la couverture à lui, Rajon Rondo rappelle à juste titre qu'il ne peut pas exprimer pleinement son talent si ses coéquipiers ne font pas des stops en défense ou ne prennent pas de rebonds pour qu'il puisse sonner la charge en transition. « Je pense que les Lakers ont raté les mêmes shoots au deuxième match qu'au premier, mais ils étaient les plus agressifs et avaient les rebonds et les balles perdues jeudi dernier, note-t-il dans le Boston Globe. Nous les avons eus lors du match 2 et nous avons eu des munitions pour attaquer. » Il y a en tout cas fort à parier que si Boston est sacré dans quelques jours, le MVP des finales se nommera Rajon Rondo. Preuve que les temps changent dans le Massachussets. Nous n'en sommes pas encore là, et Kobe Bryant ferait aussi un beau MVP, lui qui avait décroché cette distinction l'an dernier...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef