À Saïda,une flottille de paix symbolique. Mahmoud Zayat/AFP
La vague de protestations dénonçant l'agression israélienne contre la flottille de la paix la semaine dernière continue de grossir. C'est ce même dossier qui a occupé la place la plus importante de l'agenda de la réunion de la commission parlementaire des Droits de l'homme présidée par le député Michel Moussa.
Prenant la parole à l'issue de la réunion, M. Moussa a souligné que l'agression israélienne constitue une atteinte grave aux droits de l'homme et aux conventions internationales, notamment la convention de Genève et la convention de Rome instituant le Tribunal pénal international. Donnant lecture des recommandations de la commission parlementaire des Droits de l'homme, M. Moussa a appelé la communauté internationale à obliger Israël à lever l'embargo contre Gaza et condamner l'État hébreu pour le dernier crime qu'il a commis dans les eaux internationales
La réunion de la commission parlementaire s'est tenue en présence de deux membres de la commission Goldstone relevant de la commission des Droits de l'homme des Nations unies, Hina Jilani et Desmond Travers, qui se sont également entretenus au palais Bustros avec le ministre des Affaires étrangères Ali Chami. Les deux experts sont actuellement en visite au Liban suite à l'invitation de l'Université américaine de Beyrouth.
Dans un entretien avec les journalistes à l'issue de la réunion avec M. Chami, Mme Jilani a souligné l'importance de mener une enquête indépendante pour savoir ce qui s'est véritablement passé à bord de la flottille de la liberté. « Nous craignons qu'Israël soit incapable de mener une enquête objective », a-t-elle dit, notant que la communauté internationale fera pression pour la mise en place d'une commission d'enquête internationale.
De son côté, le député Imad el-Hout a souligné dans un entretien avec Radio Orient que le défi actuellement consiste à lever l'embargo contre Gaza, affirmant que c'est désormais à la communauté internationale d'agir.
Kabalan appelle à l'union entre la Turquie et l'Iran
Pour sa part, le député Ayoub Hmayed a noté que la Méditerranée est désormais témoin d'une nouvelle forme de résistance pacifique, rendant hommage au rôle joué par la Turquie pour faire face à Israël et à la position adoptée par le Koweït de retirer l'initiative de paix arabe du débat.
Quant au responsable Hezbollah Hussein Rahhal, il a souligné que le crime israélien condamne les États-Unis qui sont en train de protéger les actes de piraterie et le terrorisme.
De son côté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdelamir Kabalan, a invité à mettre en place une union islamique qui aura pour pays phares l'Iran et la Turquie. L'union de ces deux pays constituera la clé de voûte de la lutte contre Israël et protégera les musulmans, a-t-il ajouté.
Dans sa réunion hebdomadaire, le parti Kataëb s'est penché sur le dossier de la flottille de la liberté. Dans un communiqué, le parti a appelé à lever l'embargo contre Gaza. Tout en mettant l'accent sur les souffrances des habitants de Gaza, les Kataëb ont mis en garde contre la surenchère de laquelle ce dossier pourrait faire l'objet, et ce de la part des peuples arabes et non arabes de la région.
Par ailleurs, à Saïda hier, les élèves de l'école Bahaaeddine Hariri ont mis en place une flottille symbolique. Ils ont pris place dans des barques de pêcheurs au port de Saïda jusqu'à la forteresse maritime. Les 200 élèves qui ont pris part à l'événement ont brandi les drapeaux de tous les pays dont des ressortissants ont participé à la flottille de la liberté.
Dans le camp palestinien de Rachidiyé à Tyr, le Jihad islamique a organisé un meeting oratoire pour soutenir la flottille de la paix et les habitants de Gaza.

