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Moyen Orient et Monde - Golfe Du Mexique

Marée noire : un entonnoir redonne espoir

Quarante-six jours après le début de la catastrophe, BP se montrait confiant hier, après avoir enfin enregistré un succès en plaçant, jeudi soir, un entonnoir sur le conduit provoquant la marée noire dans le golfe du Mexique. La « grande majorité » du pétrole devrait être récupérée grâce à cet entonnoir, s'est réjoui hier le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, sur la chaîne ABC.
Le groupe britannique est allé jusqu'ici d'échec en échec pour stopper l'écoulement de brut à 1 500 mètres de profondeur, qui a provoqué la pire marée noire jamais vue aux États-Unis. « Je suis assez confiant dans le fait que ça va marcher. Cela ne captera sans doute pas la totalité du flux (de brut). Mais cela devrait en capter la grande majorité », a dit M. Suttles. Le responsable de BP a affirmé que l'entonnoir devrait sans doute permettre de réduire l'écoulement à moins de 160 000 litres par jour, alors que jusqu'à présent la fuite était évaluée à plus de 2 millions de litres quotidiens. BP compte ensuite sur la construction de deux puits de secours qui devraient être opérationnels à la mi-août, pour stopper définitivement la fuite.
De son côté, le directeur général de BP Tony Hayward a indiqué hier au cours d'une conférence avec les investisseurs qu'il faudrait environ 48 heures pour évaluer la quantité de pétrole captée. Ce dernier était dans le collimateur de la presse américaine vendredi, le New York Times affichant en une au dessus d'une photo du dirigeant grimaçant un article titré : « Un autre débordement que BP cherche à maîtriser : celui de son PDG ». Jugeant ce dernier « enclin aux gaffes », le quotidien cite plusieurs de ses déclarations récentes, notamment lorsqu'il a assuré que « l'impact du désastre sur l'environnement sera sans doute très, très modeste », ou encore lorsqu'il a dit vouloir « retrouver sa vie d'avant » la marée noire, avant de s'en excuser. Dans une colonne, un journaliste du Washington Post va encore plus loin, appelant au départ du dirigeant.
En ce qui concerne l'impact environnemental de l'affaire, la nappe se rapproche toujours de la Floride, après avoir lourdement touché la Louisiane, et dans une moindre mesure l'Alabama et le Mississippi. Les autorités américaines ont indiqué hier qu'en Louisiane, un sanctuaire de pélicans, l'oiseau symbole de cet État du sud des États-Unis, a été atteint par la marée noire qui a englué 60 oiseaux, dont 41 pélicans, ont indiqué hier les autorités américaines. Le président Obama, qui a reconnu être « furieux » en raison de la pollution, devait se rendre hier en Louisiane, pour sa troisième visite dans la région depuis la marée noire.
Quarante-six jours après le début de la catastrophe, BP se montrait confiant hier, après avoir enfin enregistré un succès en plaçant, jeudi soir, un entonnoir sur le conduit provoquant la marée noire dans le golfe du Mexique. La « grande majorité » du pétrole devrait être récupérée grâce à cet entonnoir, s'est réjoui hier le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, sur la chaîne ABC.Le groupe britannique est allé jusqu'ici d'échec en échec pour stopper l'écoulement de brut à 1 500 mètres de profondeur, qui a provoqué la pire marée noire jamais vue aux États-Unis. « Je suis assez confiant dans le fait que ça va...
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