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Israël : police en alerte, journée de mobilisation palestinienne

Les forces de sécurité israéliennes étaient vendredi en état d'alerte, en particulier à Jérusalem, de crainte de violences lors des manifestations prévues de Palestiniens et d'Arabes israéliens, en réaction au raid israélien meurtrier contre la flottille pour Gaza.

Dans le même temps, l'incertitude entourait le sort du cargo Rachel Corrie, qui tentait à son tour d'acheminer de l'aide humanitaire au territoire palestinien, en raison d'une perte de contact avec les organisateurs.

Comme à chaque journée de mobilisation palestinienne après la prière du vendredi, la police israélienne a été placée en état d'alerte et a interdit l'accès à l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem aux musulmans de moins de 40 ans.

"Nos forces ont été placées en état d'alerte dans tout le pays mais plus particulièrement à Jérusalem", a indiqué à l'AFP, le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

"Des centaines de policiers ont été déployés à cet effet dans la Vieille ville", a-t-il précisé. Seuls les femmes et les fidèles de plus de 40 ans étaient autorisés à venir prier sur l'esplanade.

En Cisjordanie, où des rassemblements sont prévues à travers le territoire, le cortège à Bilin, un village accueillant des manifestations hebdomadaires contre la "barrière de sécurité", devait comprendre une réplique de bateau de 5 mètres montée sur une voiture.

Les militants à bord de cet équipage avaient l'intention de refuser d'en descendre jusqu'à être arrêtés ou obtenir l'autorisation de franchir la barrière.

Dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, le Premier ministre du gouvernement Hamas Ismaël Haniyeh devait prononcer un prêche lors de la prière du vendredi, et une prière à la mémoire des "martyrs" du raid contre la flottille être récitée dans toutes les mosquées.

Le Hamas a organisé une manifestation dans l'après-midi dans le camp de réfugiés de Nousseïrat (centre) et le mouvement radical Jihad islamique à Khan Younès (sud).

La Turquie a envoyé deux avions médicalisés en Israël pour rapatrier cinq de ses ressortissants blessés lors de l'assaut meurtrier contre la flottille, les derniers militants du convoi qui n'aient pas encore été renvoyés dans leur pays.

Les tués sont huit Turcs et un Américain d'origine turque.

La presse israélienne a livré de nouveaux détails sur l'opération, baptisée "Sea Breeze" (Vent de Mer).

La décision de relâcher tous les passagers détenus a été prise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense sous pression de la Turquie, selon la presse, alors que l'armée espérait se servir des interrogatoires pour étayer la thèse israélienne d'une "provocation" délibérée.

Le choix d'intervenir dans les eaux internationales malgré le risque d'encourir l'accusation de "piraterie" a été prise par le chef des commandos de marine pour surprendre les militants pro-palestiniens avant la levée du jour, selon le quotidien Yediot Aharonot.

Des militants pacifistes ont tenté de s'interposer entre les soldats israéliens et ceux des passagers qui tentaient de les repousser par la force, souligne le journal.

Par ailleurs, dans une déclaration à l'occasion du 43ème anniversaire de l'occupation israélienne des territoires arabes à la suite de la guerre des Six-Jours en 1967, le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat a estimé qu'"après 43 ans d'occupation Israël semble avoir choisi l'apartheid plutôt que le paix".

"La colonisation israélienne détruit tout espoir de solution à deux Etats", a-t-il affirmé, accusant Israël de "non-respect continuel du droit international et des droits de l'Homme".

Les forces de sécurité israéliennes étaient vendredi en état d'alerte, en particulier à Jérusalem, de crainte de violences lors des manifestations prévues de Palestiniens et d'Arabes israéliens, en réaction au raid israélien meurtrier contre la flottille pour Gaza.
Dans le même temps, l'incertitude entourait le sort du cargo Rachel Corrie, qui tentait à son tour d'acheminer de l'aide humanitaire au territoire palestinien, en raison d'une perte de contact avec les organisateurs.
Comme à chaque journée de mobilisation palestinienne après la prière du vendredi, la police israélienne a été placée en état d'alerte et a interdit l'accès à l'esplanade des Mosquées...