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Sport

Le sélectionneur Maradona a tout à prouver

Une non-sélection douloureuse en 1978, une joie triomphale en 1986, des larmes de détresse après la finale perdue en 1990 et une exclusion pour dopage en 1994, Diego Maradona (photo), le joueur, a tout connu ou presque en Coupe du monde.
C'est aujourd'hui à Maradona, le sélectionneur, d'écrire un nouveau chapitre de sa relation tumultueuse avec l'épreuve reine du football international.
Un chapitre qui, s'il s'achève en « happy end », lui permettrait de graver un peu plus encore sa légende dans le grand livre d'histoire du football.
Qu'il triomphe au soir du 11 juillet, et Maradona deviendra le deuxième homme de l'histoire, après l'Allemand Franz Beckenbauer, à remporter la Coupe du monde en tant que sélectionneur après y être parvenu comme capitaine.
La Coupe du monde : un leitmotiv qui a accompagné sa carrière de joueur dès le plus jeune âge, lui qui, à dix ans, avouait à un journaliste son rêve de soulever un jour le trophée.
Et, comme par enchantement, la perspective du Mondial sud-africaine semble lui avoir donné, à 49 ans, une seconde jeunesse.

« Donner sa vie »
Amaigri, en forme - ce qui en langage Maradona signifie souvent impétueux ou vindicatif comme lorsqu'il écrase la jambe d'un caméraman au volant de sa voiture ou profère des insanités en conférence de presse -, El Pibe de Oro se rappelle aux bons souvenirs des amateurs de football du monde entier.
L'enthousiasme dont il fait preuve depuis sa prise de fonctions à la tête de la sélection tranche avec la détresse immense traversée il y a six ans, lorsqu'une attaque cardiaque - conséquence de sa consommation de drogue - faillit lui coûter la vie.
L'annonce de sa nomination fin 2008 avait soulevé un vent d'optimisme dans un pays qui court après le sacre suprême depuis 24 ans. Mais ne s'improvise pas sélectionneur qui veut. Les résultats irréguliers et les prestations peu convaincantes de l'Albiceleste lors des éliminatoires - dont une défaite historique 6-1 en Bolivie - ont tôt fait de susciter les critiques du public et d'observateurs argentins particulièrement exigeants. De Buenos Aires à Salta, on doute des capacités du petit homme à faire évoluer ensemble certains des meilleurs joueurs du monde et à leur inculquer une véritable rigueur tactique. Hermétique aux critiques, Maradona trace son sillon, persuadé d'être dans le vrai. « Je sais comment gagner une Coupe du monde », répète-t-il à l'envi. On lui parle stratégie et tactique, il répond envie, motivation, combat. « Il faut y mettre tout son cœur, il faut donner sa vie. »
La Coupe du monde, une fois encore, servira de juge de paix à l'un des plus grands footballeurs de l'histoire, souvent passé du brillant au pathétique.
Une non-sélection douloureuse en 1978, une joie triomphale en 1986, des larmes de détresse après la finale perdue en 1990 et une exclusion pour dopage en 1994, Diego Maradona (photo), le joueur, a tout connu ou presque en Coupe du monde.C'est aujourd'hui à Maradona, le sélectionneur, d'écrire un nouveau chapitre de sa relation tumultueuse avec l'épreuve reine du football international.Un chapitre qui, s'il s'achève en « happy end », lui permettrait de graver un peu plus encore sa légende dans le grand livre d'histoire du football.Qu'il triomphe au soir du 11 juillet, et Maradona deviendra le deuxième homme de l'histoire, après l'Allemand Franz Beckenbauer, à remporter la Coupe du monde en tant que sélectionneur après y...
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