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Sport - Formule 1

Hamilton qui rit, Red Bull qui pleure

Le moment fatal où Vettel a choisi d’attaquer son coéquipier. Pour le malheur de Red Bull, les deux pilotes se sont touchés. L’Allemand (derrière), parti en tête-à-queue, n’a plus redémarré, pneu arrière crevé. Webber, passé par les deux McLaren, a été contraint de changer le museau de sa monoplace. Leonhard Foeger/Reuters

Meilleur temps des qualifications, impressionnant tout au long du week-end, comme il l'avait été ces dernières semaines en Espagne et à Monaco, Mark Webber partait avec la faveur des pronostics à Istanbul. Mais l'Australien a trouvé un adversaire improbable, son propre coéquipier, pour lui barrer la route d'un 3e succès en autant de courses.
Dès le départ, Webber ne laissait à personne le privilège de prendre les commandes de la course. La vraie bagarre avait lieu juste derrière avec Vettel, Hamilton, Schumacher et Button. Hamilton, repassé 2e après avoir vu Vettel le surprendre au départ, mettait une énorme pression dans les rétros de Webber, mais le coleader du championnat ne cédait rien. Mieux même puisqu'au premier passage par les stands (tour 14), Webber bénéficiait d'une lenteur des mécanos McLaren, qui relâchaient Hamilton 2 secondes plus tard que son rival, le temps pour Vettel de s'intercaler entre son partenaire et le champion du monde 2008. Si bien qu'après la seule et unique vague de pit stop, les deux Red Bull devançaient les deux McLaren. Hamilton recommençait alors son travail de harcèlement sur son prédécesseur, cette fois Vettel, mais le jeune Allemand ne s'en laissait pas conter.
Alors que la pluie était annoncée pour la mi-course, les gouttes d'eau décidaient finalement de tomber plus loin qu'Istanbul Park. Tant pis pour le spectacle car les positions restaient figées une bonne vingtaine de tours. Il fallait attendre la 41e boucle pour voir l'évènement majeur de ce GP, et peut-être même de la saison, l'avenir nous le dira. Trop impatient, Vettel tentait le diable sur Webber, qui refusait de laisser sa place de leader alors que le vice-champion du monde 2009 avait passé ses roues devant. L'Allemand et l'Australien s'accrochaient alors à pleine vitesse, Vettel pulvérisant sa monoplace alors que Webber parvenait avec difficulté à rentrer aux stands. Les deux coéquipiers Red Bull laissaient ainsi McLaren s'offrir un doublé que probablement jamais les Anglais n'auraient décroché sans la faute des Red Bull. Pas sûr que l'entente cordiale décrétée par Christian Horner au sein de RBR résiste à cet accrochage qui pourrait pourrir la deuxième moitié de saison de la meilleure écurie du paddock, même si Vettel tentait de minimiser l'incident : « Je ne suis pas très heureux après un évènement pareil. On était sur le même rythme avec Mark, je pensais pouvoir aller plus vite alors j'ai tenté de le doubler. Après être passé, j'ai perdu le contrôle de la voiture... C'est la course. » La victoire finale, elle, revenait à Hamilton, leader un temps dépassé par Button. Mais le cadet de McLaren reprenait son bien au bout de la ligne droite des stands après trois virages au coude à coude avec son partenaire, et s'offrait son premier succès de la saison. Les consignes passées par radio à Button pour « économiser son carburant » démontraient la grande maturité de McLaren dans la gestion de ce genre de lutte entre coéquipiers, maturité à laquelle Red Bull va désormais être confrontée.
Meilleur temps des qualifications, impressionnant tout au long du week-end, comme il l'avait été ces dernières semaines en Espagne et à Monaco, Mark Webber partait avec la faveur des pronostics à Istanbul. Mais l'Australien a trouvé un adversaire improbable, son propre coéquipier, pour lui barrer la route d'un 3e succès en autant de courses.Dès le départ, Webber ne laissait à personne le privilège de prendre les commandes de la course. La vraie bagarre avait lieu juste derrière avec Vettel, Hamilton, Schumacher et Button. Hamilton, repassé 2e après avoir vu Vettel le surprendre au départ, mettait une énorme pression dans les rétros de Webber, mais le coleader du championnat ne cédait rien. Mieux même...
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