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Liban

Frangié "ne veut plus" calmer les Marada face aux Forces libanaises

Au lendemain de l'incident qui a opposé, vendredi soir, dans le village de Dahr el-Aïn (caza de Bécharré), un partisan des FL, Hanna Bersaoui, et deux partisans des Marada, Tony et Nayef Saleh, qui ont été tués, le chef du courant des Marada Sleimane Frangié a tenu une conférence de presse à Bnechaï lors de laquelle il a appelé l'État libanais à assumer sa responsabilité de veiller sur la sécurité de tout le monde, ajoutant qu'il "ne veut plus descendre dans la rue, après chaque incident, afin de calmer ses partisans face à ceux des FL." "Je ne vais plus jouer le rôle de l'État, je ne vais plus moi-même protéger les gens et je m'excuse auprès de tous mes partisans sur lesquels j'ai exercé des pressions dans le passé afin de les calmer. Si c'est un État de droit qu'ils revendiquent, ainsi soit-il, et que le responsable de l'incident de Dahr el-Aïn soit donc retrouvé et puni et que chacun, à partir de ce jour, assume la responsabilité de ses actes", a ajouté M. Frangié.

Frangié : À partir de ce jour, que chacun assume la responsabilité de ses actes.

Le député de Zghorta a rejeté la version avancée par la députée FL Sethrida Geagea, selon laquelle Bersaoui a tiré sur les frères Saleh par souci d'autodéfense puisque ces derniers, a-t-il dit, n'étaient pas armés. Frangié a tenu à rappeler à tous ceux qui soutiennent le chef des FL Samir Geagea, à commencer par le Premier ministre Saad Hariri, qu'ils "soutiennent un criminel libéré de prison par le biais d'une loi taillée à sa mesure". Et Frangié de se demander : Pourquoi donc quand Geagea était toujours en prison, lors de la tutelle syrienne, aucun incident interchrétien n'a eu lieu ? Le chef du courant des Marada a toutefois assuré que les élections municipales prévues aujourd'hui dans le Mohafazat du Liban-Nord ne seraient pas annulées à cause de l'incident, espérant qu'elles auront lieu dans une atmosphère de calme et de démocratie, appelant les forces de sécurité à veiller sur la sécurité des gens durant le scrutin.

 

La députée des Forces libanaises Sethrida Geagea a tout de suite répondu aux accusations de M. Frangié et s'est dite surprise par les propos de ce dernier lorsqu'il a "essayé de parler dans la logique de l'État" considérant que les FL agissent dans "la logique du non-État". Mme Geagea a affirmé que l'incident revêt un caractère purement personnel et familial et qu'en 2005, quand les tensions à Dahr el-Aïn ont débuté, "M. Frangié n'a pas hésité à faire fuir Abou Wajih Frangié, qui a tué deux partisans FL, en moins de 24 heures en Syrie ! Mme Geagea a indiqué qu'elle est entrée en contact avec le commandant de l'armée, le général Jean Kahwagi, pour réclamer l'intervention de l'armée, affirmant que les FL s'en remettent à la justice et refusent de couvrir les personnes qui seraient impliquées dans cette affaire.

 

De son côté, le président du Mouvement de l'indépendance Michel Moawad a réfuté, lors d'une conférence de presse, la logique du meurtre et de la vengeance affirmant que même si les victimes étaient proches des Marada, les FL et leurs parents ont assuré que l'affaire est personnelle. "J'étais déçu par les propos de M. Frangié qui a mis l'incident dans un cadre politique et l'a utilisé pour implicitement menacer les habitants en affirmant qu'il n'essaiera pas d'arrêter ses partisans s'ils tentent de venger le meurtre des frères Saleh." M. Moawad a ajouté qu'il n'acceptera pas que les élections municipales soient torpillées suite aux menaces et aux intimidations, exhortant les forces de sécurité à bannir l'utilisation des armes dans la région et à réagir fermement à toute tentative de trouble sécuritaire.

Le député de Zghorta a rejeté la version avancée par la députée FL Sethrida Geagea, selon laquelle Bersaoui a tiré sur les frères Saleh par souci d'autodéfense puisque ces derniers, a-t-il dit, n'étaient pas armés. Frangié a tenu à rappeler à tous ceux qui soutiennent le chef des FL Samir Geagea, à commencer par le Premier ministre Saad Hariri, qu'ils "soutiennent un criminel libéré de prison par le biais d'une loi taillée à sa mesure". Et Frangié de se demander : Pourquoi donc quand Geagea était toujours en prison, lors de la tutelle syrienne, aucun incident interchrétien n'a eu lieu ? Le chef du courant des Marada a toutefois assuré que les élections municipales...
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