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Liban

Sit-in de protestation à la MEA contre l’embauche de pilotes étrangers

Les pilotes de la MEA ont observé hier un sit-in pour protester contre l'embauche de pilotes étrangers, une initiative de prévention prise par l'administration au cas où les pilotes libanais seraient amenés à faire la grève. Le président du syndicat des pilotes, Mahmoud Houmani, a stigmatisé cette mesure qui, a-t-il dit, « sape le travail syndical au Liban », estimant que « seuls les Libanais ont le droit de piloter les avions frappés du cèdre du Liban ».
Rappelant que le crash de l'avion indien qui s'est produit la semaine dernière « est dû à la méconnaissance du pilote des spécificités de l'avion » dont il était en charge, le responsable syndical a lancé un appel à la direction de l'Aviation civile l'exhortant à s'assurer de la régularité des papiers dont disposent les pilotes étrangers et de vérifier si les autorisations de travail qui leur sont accordées remplissent toutes les conditions de la sécurité publique. M. Houmani a tenu à préciser qu'à travers leur mouvement de protestation, les pilotes « ne veulent en aucun cas fermer la MEA qu'ils considèrent comme leur société propre », estimant que cela n'a rien à voir avec la lutte qui les oppose à la direction de la MEA.
« Une bonne relation entre l'administration, les pilotes et les employés est à même de préserver la société et non pas les décisions arbitraires et la pression morale exercée sur les pilotes (...) encore moins par le biais de pressions politiques exercées sur le syndicat », a ajouté M. Houmani, qui a rappelé que les pilotes n'ont pas de nouvelles revendications en tant que telles, mais réclament tout simplement les acquis qu'ils avaient obtenus en 2001.
Le président de l'Union générale des syndicats ouvriers, Maroun Khawli, a indiqué pour sa part que la décision prise par la MEA d'enrôler des pilotes étrangers « est un acte de provocation et une initiative que l'on ne peut pas passer sous silence quelle qu'en soit la raison ou les circonstances car elle est contraire aux lois libanaises et porte atteinte à l'action syndicale ».
M. Khawli a appelé la direction à « cesser de menacer les membres du syndicat en faisant pression sur eux, et à respecter l'action syndicale qui est protégée par la Constitution et par les lois ».
Pour sa part, le député Nabil Nicolas, membre du Bloc du changement et de la réforme, a accusé la direction de la MEA et plus particulièrement son PDG, Mohammad el-Hout, d'avoir monopolisé avec ses proches et ses amis la compagnie aérienne. Dans un entretien accordé à une radio locale, M. Nicolas a énuméré les « irrégularités » qui entache la gestion de la MEA, notamment l'annulation de la mutuelle, la disparition des fonds prélevés des traitements des employés au titre de l'hospitalisation et des soins médicaux, le licenciement d'un grand nombre d'employés de manière arbitraire et sans compensations, la désignation à leur place de personnes proches de M. Hout et, enfin, la nomination de Mohammad Hassoun à la direction des opérations des pilotes, « sachant notamment que ce dernier avait été licencié du service de formation pour avoir commis des violations récurrentes des règles de sécurité ». Le député a enfin dénoncé le fait que les pilotes n'ont plus droit à l'avancement automatique et aux réajustements correspondants.
Les pilotes de la MEA ont observé hier un sit-in pour protester contre l'embauche de pilotes étrangers, une initiative de prévention prise par l'administration au cas où les pilotes libanais seraient amenés à faire la grève. Le président du syndicat des pilotes, Mahmoud Houmani, a stigmatisé cette mesure qui, a-t-il dit, « sape le travail syndical au Liban », estimant que « seuls les Libanais ont le droit de piloter les avions frappés du cèdre du Liban ».Rappelant que le crash de l'avion indien qui s'est produit la semaine dernière « est dû à la méconnaissance du pilote des spécificités de l'avion » dont il était en charge, le responsable syndical a...
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