Les plus :
- La jeunesse. La sélection n'a que 25 ans de moyenne d'âge et nombre de ses joueurs ont brillé chez les jeunes (3e du Mondial 2007 des moins de 20 ans, vainqueur du tournoi Espoirs de Toulon 2009). Résultat, la Roja court beaucoup et est redoutable si on lui laisse le ballon.
- « Le fou ». Marcelo Bielsa est un tacticien reconnu et une figure charismatique, qui a transformé une équipe dilettante et indisciplinée en un collectif travailleur et solidaire. « El Loco » est obsédé par le jeu et l'analyse de son adversaire. Et l'ex-entraîneur de l'Argentine (1998-2004) arrive au Mondial revanchard, après l'élimination surprise en poule au Mondial 2002 avec l'albiceleste, alors qu'elle était favorite.
- Le mouvement. Le Chili s'inspire du « football total » de la Hollande des années 1970 - une référence de Bielsa -, où chacun peut et doit tout faire à tout moment sur tout le terrain. Il compte sur des joueurs vifs et des attaquants opportunistes comme Humberto Suazo (10 buts, meilleur buteur en qualification) ou Alexis Sanchez, qui lui ont permis de finir 2e attaque de la zone Amsud (32 buts), derrière le Brésil (33).
Les moins :
- Inexpérience. Revers de la médaille de la jeunesse, la sélection chilienne n'a pas joué de grand tournoi international et peu de ses expatriés connaissent la Ligue des champions. Elle prend également beaucoup de cartons (43 jaunes, 7 rouges en qualifications Amsud).
- Les inconnus. La Roja n'a pas de vedette. Ses « stars » évoluent dans des clubs de second rang, comme l'ailier Alexis Sanchez (Udinese/Ita), l'attaquant Humberto Suazo (Saragosse/Esp), ou le gardien et capitaine Claudio Bravo (Real Sociedad/2e div. espagnole). Bielsa a su tirer davantage du collectif que de la somme des individualités, mais la magie a ses limites.
- Problème de taille. Seule une poignée de joueurs dépasse 1,80 m, et le défenseur Waldo Ponce « culmine » à 1,83 m. D'où une vulnérabilité dans le jeu aérien, voire dans les matches où le physique peut faire la différence. Ce talon d'Achille, couplé à une culture défensive encore précaire, a valu au Chili de terminer 6e défense (1,2 but par match) des qualifications Amsud.


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