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Liban - Diplomatie

Kouchner rassurant : La tension dans la région est retombée

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a entamé samedi une tournée au Proche-Orient. Après Damas,où il a rencontré le président Bachar el-Assad et le ministre syrien des AE Walid Moallem, le ministre français a gagné Beyrouth et s'est envolé ensuite pour Le Caire après avoir été reçu par le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a fait état hier, après des entretiens à Damas et Beyrouth, d'un certain apaisement entre Israël et ses voisins, appelant toutefois au respect de la résolution 1701 ayant mis fin à la guerre de l'été 2006 au Liban.
« Personne ne parle plus de tension, ou alors cette tension est retombée », a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse à Beyrouth, avant de s'envoler pour Le Caire.
Il s'est dit « plutôt rassuré » après sa tournée et ses rencontres à Damas avec le président syrien Bachar el-Assad, puis à Beyrouth avec le président Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri.
« Le ministre Kouchner a informé le président que sa tournée régionale vise à apaiser les tensions récentes, qui ont commencé à décliner ces derniers jours, notamment en ce qui concerne les menaces israéliennes », a déclaré le bureau de M. Sleiman après cette rencontre.
M. Kouchner était venu jouer la carte des relations de la France avec Damas et Beyrouth, pour tenter de faire baisser la tension née du surarmement du Hezbollah.
Le chef de la diplomatie française a réaffirmé la position de son pays qui n'arrêtera jamais de soutenir le Liban, notamment en ce qui concerne la coopération en matière militaire.
« On ne peut se résigner à un perpétuel état de tension, même quand elle décroît », a-t-il dit, lors de sa conférence de presse au Palais des Pins, tenue avant son départ de Beyrouth.
M. Assad « a affirmé qu'il n'y avait pas matière à s'inquiéter, qu'il n'y avait pas de Scud sur votre territoire », a-t-il déclaré à l'adresse des journalistes libanais.
« Ce qu'on a affirmé au Liban et en Syrie, c'est que personne ne veut provoquer de tension », a dit M. Kouchner.
« Je me fais l'écho de cet apaisement », a-t-il poursuivi, tout en appelant au respect de la résolution 1701.
M. Kouchner a par ailleurs cité comme facteurs d'apaisement le lancement des discussions de proximité entre Israéliens et Palestiniens, et le fait que la situation se soit « un peu clarifiée » sur le dossier nucléaire iranien.
Il a rappelé que la France œuvre pour la mise en place de deux États, l'un israélien et l'autre palestinien, ayant Jérusalem pour capitale, notant que la solution au problème palestinien constitue la clé des solutions au Moyen-Orient.
Après une étape à Istanbul, M. Kouchner était arrivé samedi soir à Damas où il a eu un dîner de travail avec son homologue syrien Walid Moallem, puis il a rencontré M. Assad hier matin.
Selon l'agence officielle syrienne SANA, le président Assad a qualifié d'inacceptable la politique occidentale qui « garde le silence sur les violations israéliennes », lors de son entretien avec M. Kouchner.
M. Assad a fait valoir au ministre français que la tension actuelle était provoquée, selon lui, par Israël qui procède à des manœuvres militaires et effectue des survols du Liban, a indiqué une source diplomatique française.
Le président syrien lui a affirmé, selon la même source, que Damas ne déclenchera jamais la guerre, et le Hezbollah non plus, et a estimé que ce n'était pas non plus l'intérêt de l'Iran de déclencher un conflit.
Il s'est aussi prononcé pour que l'Union européenne travaille de pair avec les États-Unis sur le dossier proche-oriental, estimant qu'ainsi une pression efficace pourrait être exercée sur Israël pour une solution de paix, selon cette source diplomatique.
Parallèlement aux pourparlers indirects entre Palestiniens et Israéliens sous l'égide américaine, la France cherche à jouer sa propre partition dans l'effort global au Proche et Moyen-Orient, grâce aux relations privilégiées nouées depuis 2008 avec la Syrie.
Paris espère convaincre la Syrie d'user de son influence et d'apaiser les tensions régionales, nées notamment du réarmement préoccupant du Hezbollah au Liban-Sud, à la frontière avec Israël.
M. Kouchner devrait achever sa visite aujourd'hui lundi au Caire.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a entamé samedi une tournée au Proche-Orient. Après Damas,où il a rencontré le président Bachar el-Assad et le ministre syrien des AE Walid Moallem, le ministre français a gagné Beyrouth et s'est envolé ensuite pour Le Caire après avoir été reçu par le chef de l'État Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a fait état hier, après des entretiens à Damas et Beyrouth, d'un certain apaisement entre Israël et ses voisins, appelant toutefois au respect de la résolution 1701 ayant mis fin à la guerre de l'été 2006 au...
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