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Moyen Orient et Monde - Somalie

Offensive des shebab en direction du palais présidentiel à Mogadiscio

Les attaques ont provoqué la fuite de centaines de civils.

Le président somalien Sharif Sheikh Ahmed (à gauche), en compagnie, dans la photo, du ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu (centre) et du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a participé à une conférence internationale sur la Somalie à Istanbul.     Mustafa Ozer/AFP

Les insurgés islamistes shebab ont lancé samedi soir une vaste attaque à Mogadiscio en direction du palais présidentiel, déclenchant de violents combats où au moins 14 civils ont été tués. Cette offensive vise Villa Somalia, le palais présidentiel, et plusieurs positions gouvernementales dans les quartiers de Shibis et Bondhere au nord de la capitale somalienne.
Après une brève interruption pendant la nuit, les combats à l'arme lourde - mortiers, batteries antiaériennes et mitrailleuses - ont repris à l'aube jusqu'à la mi-journée. « Nos combattants ont attaqué plusieurs zones contrôlées par les soldats du gouvernement apostat. Nous avons tué des dizaines d'ennemis et pris le contrôle de leurs positions pendant la nuit », a affirmé au cours d'une conférence de presse le porte-parole des shebab, cheikh Ali Mohamoud Rage. Les combattants islamistes ont pu progresser en direction de la présidence par l'est, approchant notamment de « Kilomètre zéro », un carrefour stratégique menant au port de la capitale, selon des témoins. « Les lignes de front où les moujahidine ont combattu l'ennemi ce matin sont à moins de 2 km du palais présidentiel, cela prouve que nous avons affaibli leurs défenses », a assuré un autre commandant shebab, Sheikh Mohamed Ibrahim. « Nous les encerclons, et si Dieu le veut, nous prendrons le contrôle des dernières positions des infidèles qui protègent le gouvernement apostat et son palais présidentiel », a-t-il ajouté.
Des soldats, ougandais et burundais, de la force de la paix de l'Union africaine (Amisom) sont intervenus en appui aux forces pro-gouvernementales. « Notre mandat est de protéger le gouvernement de transition et nous avons des lignes rouges où nos forces sont en danger et sont obligées d'intervenir », a reconnu le porte-parole de l'Amisom, le major Ba-Hoku Barigye. Avec le soutien de l'Amisom, « les forces du TFG ont repris le contrôle de plusieurs endroits dans Shibis et Bondhere où les insurgés avaient avancé pendant la nuit », a assuré pour sa part un responsable administratif local, Kulmiye Yabarow Harur. La situation sécuritaire ne permettait pas hier de confirmer ces informations de source indépendante.
Comme à chaque offensive des belligérants, les violences ont provoqué un nouvel exode de civils, les quelques centaines d'habitants encore installés dans les ruines de Shibis et Bondhere. « Près de deux tiers des habitants étaient déjà partis de Shibis il y a quatre mois. Ceux qui restaient sont en train de fuir. Je ne peux pas vous donner de chiffres, mais tout le monde s'en va », a raconté Asha Husein, mère de famille de six enfants. « Personne ne peut supporter ces bombardements d'artillerie, beaucoup de civils sont morts et si nous ne partons pas, nous aussi nous seront tués à notre tour », a raconté un autre habitant, Dadir Abdulahi Farey.
Ces combats se déroulent en l'absence du président Sheik Sharif Ahmed, qui participe depuis vendredi à Istanbul à une conférence internationale sur la Somalie, destinée à soutenir le TFG. Hier en fin de journée, une source diplomatique turque a indiqué que le président somalien devait quitter Istanbul.
Le très fragile TFG a été créé en janvier 2009 et est depuis soutenu à bout de bras par la communauté internationale. Ce gouvernement n'est présent que dans une petite partie de Mogadiscio, avec l'appui de 6 000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom déployés dans les zones stratégiques. La majorité de la ville est contrôlée par les insurgés islamistes.

Les insurgés islamistes shebab ont lancé samedi soir une vaste attaque à Mogadiscio en direction du palais présidentiel, déclenchant de violents combats où au moins 14 civils ont été tués. Cette offensive vise Villa Somalia, le palais présidentiel, et plusieurs positions gouvernementales dans les quartiers de Shibis et Bondhere au nord de la capitale somalienne.Après une brève interruption pendant la nuit, les combats à l'arme lourde - mortiers, batteries antiaériennes et mitrailleuses - ont repris à l'aube jusqu'à la mi-journée. « Nos combattants ont attaqué plusieurs zones contrôlées par les soldats du gouvernement apostat. Nous avons tué des dizaines d'ennemis et pris le...
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