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Moyen Orient et Monde - Égypte

Le Caire veut préserver ses droits sur le Nil

L'Égypte a fait savoir hier qu'elle allait intensifier ses efforts diplomatiques pour préserver ses « droits historiques » sur l'utilisation des eaux du Nil, menacés par un nouveau traité signé par des pays africains en amont du fleuve.
Le ministre égyptien de l'Eau et de l'Irrigation, Mohammad Allam, s'est envolé hier pour Khartoum, principal allié de l'Égypte dans ce dossier, a annoncé l'agence officielle égyptienne MENA. M. Allam et ses interlocuteurs soudanais doivent discuter des « moyens de maintenir les droits des deux pays » - qui portent actuellement sur 87 % du débit du fleuve -, selon l'agence. Ce dossier devrait également être au centre d'une visite de quatre jours au Caire, à partir de samedi, du Premier ministre du Kenya, Raila Odinga, dont le pays a signé hier un nouveau traité plus avantageux pour les pays de l'amont, rejoignant l'Éthiopie, le Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie qui l'ont déjà paraphé vendredi dernier. Le Caire, selon la MENA, attend également le 29 mai une visite du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et en juin du président du Burundi, Pierre Nkurunziza. Ces deux pays de l'amont du bassin du Nil n'ont pour l'instant pas rejoint les signataires du nouvel accord. L'Égypte compte aussi dépêcher dans les prochaines semaines ses ministres de l'Agriculture, Amine Abaza, et des Investissements, Mahmoud Mohieddine, en Éthiopie et en Ouganda.
Le nouveau texte est destiné à revenir sur deux traités précédents datant de l'époque coloniale (1929 et 1959). Les accords actuels donnent en outre à l'Égypte un droit de veto sur tout projet en amont qu'elle jugerait préjudiciable à ses intérêts. L'Égypte a ces derniers jours fait alterner les propos conciliants et les déclarations plus menaçantes, en plaidant pour davantage de négociations tout en assurant qu'elle s'opposerait à tout projet de barrage, pompage ou irrigation dans ces pays qui affecterait le débit du fleuve en aval. L'Égypte se prévaut du fait que les accords actuels restent valables tant qu'ils ne sont pas modifiés à l'unanimité. Elle souligne aussi le caractère vital de ses droits sur un fleuve qui lui fournit 90 % de ses besoins en eau, alors que les pays africains de l'amont bénéficient d'une pluviométrie bien meilleure que l'Égypte désertique.
L'Égypte a fait savoir hier qu'elle allait intensifier ses efforts diplomatiques pour préserver ses « droits historiques » sur l'utilisation des eaux du Nil, menacés par un nouveau traité signé par des pays africains en amont du fleuve.Le ministre égyptien de l'Eau et de l'Irrigation, Mohammad Allam, s'est envolé hier pour Khartoum, principal allié de l'Égypte dans ce dossier, a annoncé l'agence officielle égyptienne MENA. M. Allam et ses interlocuteurs soudanais doivent discuter des « moyens de maintenir les droits des deux pays » - qui portent actuellement sur 87 % du débit du fleuve -, selon l'agence. Ce dossier devrait également être au centre d'une visite de quatre jours au Caire, à...
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