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Liban

Municipales : panorama de la campagne

Aoun : « Berry m'a dit qu'il n'interviendrait pas à Jezzine »

Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier que le président de la Chambre, Nabih Berry, lui avait assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir dans les élections municipales à Jezzine.
« J'ai parlé avec M. Berry. Il m'a dit qu'il ne voulait pas intervenir, et cela signifie qu'il n'interviendra pas », a déclaré le général Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. En tout état de cause, a-t-il ajouté, « tout homme politique a le droit d'intervenir à Jezzine. Tous ceux qui jouissent d'une influence dans la ville y sont les bienvenus. Je ne m'y opposerai pas même si mes députés s'y opposent eux-mêmes ».
« Si nous ne sommes pas en mesure de l'emporter à Jezzine, alors nous ne devons pas l'emporter », a-t-il dit.

Michel Hélou : « Une bataille féroce pour un changement dans le fond et la forme »

Le député CPL, Michel Hélou, a affirmé hier que la bataille de Jezzine sera « féroce » et que la « machine » électorale du Courant y était prête en vue d'un changement dans le fond et dans la forme. Selon M. Hélou, le CPL avait accepté dans un premier temps l'offre d'entente faite par l'ancien député Edmond Rizk sur la base d'une liste formée de « 9 CPL, 5 à l'ex-député Samir Azar et 4 aux autres parties en présence ».
« Nous avions accepté cette offre en dépit du fait qu'elle ne correspond pas à l'état des forces actuelles, mais nous avons été surpris par les attaques personnelles lancées contre nous par M. Azar, qui ont dynamité l'accord », a-t-il ajouté. Affirmant que la partie adverse est motivée par « un désir nerveux de vengeance contre ce qui s'était passé aux législatives », il a assuré que « le CPL dispose de la majorité à Jezzine, d'autant plus qu'il a été rejoint par l'ancien colistier de M. Azar au scrutin législatif, Camille Serhal ».
Il a accusé le conseil municipal actuel (proche de M. Azar) de pratiquer une politique « raciste » à l'égard de la population, traitant avec eux sur la base de leur allégeance, et annoncé que la « machine » électorale du CPL était « prête à mener la bataille pour un changement de l'autorité locale établie, dans le fond et dans la forme ».
Pour le député, il s'agira d'une bataille « féroce », mais qui devra être menée avec un « esprit sportif ».

Oussama Saad dénonce des « actes de corruption » à Saïda

L'ancien député Oussama Saad, qui soutient la liste concurrente de celle du Courant du futur et de la Jamaa islamiya à Saïda, a accusé le premier de se livrer à des actes de « corruption électorale à grande échelle » dans cette ville, à cinq jours du scrutin municipal au Liban-Sud.
« Quelles sont donc cette justice, ces lois et cette démocratie qui autorisent le Courant ploutocrate à verser des dizaines de millions de dollars pour assurer un pont aérien continu amenant de tous les coins de la terre des milliers d'émigrés afin de voter pour la liste du Futur, sachant que certains d'entre eux ne connaissent la ville qu'en temps d'élections », s'est interrogé M. Saad dans une déclaration à la presse.
« Quelle est donc cette démocratie à l'abri de laquelle l'argent électoral est utilisé à grande échelle ? » « Quelle est cette justice au nom de laquelle on dépense des millions de dollars pour acheter des médias et se livrer à l'intox ? »
a-t-il encore demandé.
Se disant soucieux de rectifier le cours des choses, M. Saad a conclu : « Nos partisans traiteront avec tous les corrupteurs et les corrompus de la façon qu'ils méritent et nous allons les battre. »

Saoudi : L'entente s'est heurtée à la logique du partage

Mohammad Saoudi, qui conduit la liste de l'Entente pour le développement à Saïda, soutenue par le Courant du futur et la Jamaa islamiya, a affirmé hier que le processus d'entente dans cette ville s'est heurté à la logique du « partage ».
« Nous avions dit que l'action municipale devait être une action gestionnaire et non pas politique, ou basée sur la logique du partage. Ils avaient dit la même chose, mais hélas, l'entente s'est brisée sur cette logique, il n'y a pas d'autres raisons », a déclaré M. Saoudi lors d'une rencontre électorale en présence des deux députés de la ville, Fouad Siniora et Bahia Hariri.
« Dimanche, nous irons vers la compétition. Eux l'appellent bataille, mais nous, nous disons compétition. C'est une compétition entre le développement et la surenchère, entre l'ouverture et l'isolement, entre la construction et l'immobilisme, et entre le succès et l'échec », a-t-il martelé.
Expliquant son programme, M. Saoudi s'est notamment engagé à régler définitivement la question du dépotoir de Saïda par le biais de la construction d'une digue. « Nous allons transformer le dépotoir pour en faire le site le plus beau de la ville », a-t-il promis.

Nabatiyé : des forces de gauche dénoncent des « pressions » sur leurs candidats

Le Comité des forces et personnalités de gauche à Nabatiyé a dénoncé hier, dans un communiqué, des « pressions » exercées sur ses candidats aux élections, sans formuler d'accusations précises.
« Nous condamnons les actes de pression et d'intimidation exercés contre les candidats de gauche, les jeunes et l'ensemble des candidats indépendants jusqu'à une heure tardive de la nuit » de mardi à mercredi, date de la clôture du délai de présentation des candidatures au Liban-Sud.
Le communiqué estime d'autre part que « certains noms (de candidats) présentés par les milieux influents (Hezbollah et Amal) ne jouissent pas des qualités minimales dignes de la ville de Nabatiyé ».

Zahra : Dans le caza du Batroun, les batailles politiques seront 14 Mars contre 8 Mars

Antoine Zahra, député FL du Batroun, a indiqué hier que, contrairement à l'ensemble des régions, les batailles électorales qui se dérouleront dans le caza du Batroun revêtiront un aspect 14 Mars contre 8 Mars.
« L'absence d'entente dans les municipales ne signifie pas que la situation est mauvaise », a souligné M. Zahra, accusant par ailleurs le ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, de « chercher à jouer sur les sentiments des gens en affirmant que les Forces libanaises le prennent pour cible ».
Aoun : « Berry m'a dit qu'il n'interviendrait pas à Jezzine » Le chef du CPL, Michel Aoun, a affirmé hier que le président de la Chambre, Nabih Berry, lui avait assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir dans les élections municipales à Jezzine.« J'ai parlé avec M. Berry. Il m'a dit qu'il ne voulait pas intervenir, et cela signifie qu'il n'interviendra pas », a déclaré le général Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. En tout état de cause, a-t-il ajouté, « tout homme politique a le droit d'intervenir à Jezzine. Tous ceux qui jouissent d'une influence dans la ville y sont les bienvenus. Je ne m'y opposerai pas même si mes...
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