Le président des Girondins de Bordeaux a de nouveau demandé que la Fédération française de football indemnise son club si elle recrute Laurent Blanc (photo) au poste de sélectionneur national. L’entraîneur des champions de France 2009 a annoncé son départ ce week-end de Gironde. Frank Perry/AFP
Lors d'une conférence de presse, Jean-Louis Triaud a reproché à la FFF d'avoir sollicité Laurent Blanc, qui était sous contrat avec les Girondins jusqu'en 2011, « très tôt dans la saison ».
Une « fédération ne peut pas se permettre impunément d'aller débaucher de façon très prématurée un entraîneur en exercice dans un club français sans dédommager ce club », a-t-il dit.
Même s'il a reconnu que la difficile fin de saison qui a coûté le titre aux Girondins ne pouvait être attribuée à la seule situation de Laurent Blanc, Jean-Louis Triaud a jugé qu'elle avait créé une « incertitude ». « Cela nous a perturbés, c'est un facteur négatif », a-t-il dit.
Interrogé sur le montant de l'indemnisation qu'il attendait de la FFF, le président des Girondins a répondu sur le ton de la plaisanterie : « Si je considère que la fédération a contribué à notre échec sportif, c'est 20 millions d'euros de perte. Je crains que ça soit un peu gros pour le budget de la fédération. »
Jean-Louis Triaud a souligné qu'il aurait souhaité que Laurent Blanc et son adjoint Jean-Louis Gasset restent une saison de plus, mais leur a rendu hommage.
« Au-delà de la compétence et de la performance sportive, pendant trois saisons, tout le monde a pris beaucoup de plaisir à les côtoyer », a-t-il dit. Le futur sélectionneur « est sorti par la grande porte. »
Interrogé sur le successeur de Laurent Blanc, le président des Girondins a dit être en pleine réflexion, mais va prendre le temps. « Sans se bousculer, on va trouver le remplaçant de Laurent Blanc en espérant avoir la main aussi heureuse », a-t-il ajouté.

