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Liban - La Situation

Branle-bas diplomatique avant le départ de Hariri pour Washington

Le chef du gouvernement, Saad Hariri, doit se rendre ce matin à Damas, deuxième étape d'une tournée régionale qu'il effectue avant son départ, dimanche, pour les États-Unis, où il doit avoir une série d'entretiens avec les officiels américains, notamment le président Barack Obama, et présider, à New York, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la présidence est assumée, comme on le sait, par le Liban, pour le mois de mai.
M. Hariri, qui se trouvait hier en Arabie saoudite, doit également se rendre en Jordanie, en Égypte et peut-être en Turquie, pour des discussions autour des dossiers qu'il est appelé à aborder à Washington et à New York.
Il va sans dire cependant que c'est sa visite à Damas qui retient l'attention des milieux politiques, pour diverses considérations. De sources du 8 Mars, citées par l'agence locale al-Markaziya, on reconnaît que les autorités syriennes sont indisposées par la visite du Premier ministre aux États-Unis, dans la mesure où l'affaire des armes livrées au Hezbollah et dans laquelle Damas est mis en cause sera un des principaux sujets à l'ordre du jour des discussions libano-américaines. La levée de boucliers des derniers jours par des figures libanaises prosyriennes contre cette visite n'est que l'expression du mécontentement syrien.
Et ce n'est pas tout : cette visite intervient alors que M. Hariri avait diplomatiquement ignoré des messages syriens qui lui avaient été indirectement adressés et qui sous-tendaient des conditions pour une normalisation des relations avec lui. Après sa première visite à Damas, les autorités syriennes avaient fait parvenir au chef du gouvernement qu'elles souhaitaient qu'il rompe son alliance avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et qu'il mette fin aux critiques adressées à leur encontre par son entourage, s'il espérait une amélioration des relations bilatérales. Mais la réponse négative de M. Hariri qui avait déclaré, durant la dernière réunion du Bristol, que « seule la mort pouvait le séparer du 14 Mars » avait achevé d'irriter Damas.
Pour toutes ces considérations, la visite du chef du gouvernement à Damas revêt une importance particulière. Surtout, indique-t-on dans les milieux de la majorité, qu'elle intervient alors qu'un regain de tension est constaté dans la région et que la conclusion d'un accord nucléaire irano-brésilio-turc risque d'exacerber.
Un regain de tension qui justifie un autre ballet diplomatique et qui a été au centre des entretiens du chef du gouvernement en Arabie saoudite hier. M. Hariri a été reçu en soirée par le roi Abdallah ben Abdel Aziz. Il avait eu un entretien, plus tôt dans la journée, avec le prince héritier saoudien, le prince Sultan ben Abdel Aziz al-Saoud. Selon son bureau de presse, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération bilatérale et les développements majeurs aux niveaux régional et international.
Parallèlement, l'émir du Koweït, qui effectue une tournée dans la région, est attendu ce matin à Beyrouth où se trouve également M. Frederic Hof, l'adjoint de l'émissaire spécial américain pour le Moyen-Orient George Mitchell. Selon notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, M. Hof a été dépêché au Liban - alors que M. Mitchell doit incessamment recontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - pour informer les responsables du pays de l'étape qui va suivre l'entente israélo-palestinienne pour une reprise des négociations indirectes de paix, sous l'égide des Américains. On sait que le Liban et la Syrie n'étaient pas d'accord pour que les Palestiniens reprennent ces pourparlers. M. Hof est arrivé hier à Beyrouth au terme d'une visite à Damas où il avait notamment eu un entretien avec le chef de la diplomatie, Walid Moallem.
Tout le branle-bas diplomatique n'a pas occulté, au plan interne, les préparatifs en cours pour les troisième et quatrième rounds des municipales au Liban-Sud puis au Liban-Nord où des batailles politiques seront menées dans un nombre important de bourgades.
Pour le moment, toute l'attention est portée sur Saïda où, après l'échec des tentatives de conciliation, le Courant du futur met tout son poids dans la balance afin de remporter les élections, par le biais de la liste Saoudi, et de barrer ainsi la voie à l'opposition sunnite qui s'est de nouveau manifestée après une absence de plusieurs années et qui bénéficie du soutien de Damas et du Hezbollah.

Le chef du gouvernement, Saad Hariri, doit se rendre ce matin à Damas, deuxième étape d'une tournée régionale qu'il effectue avant son départ, dimanche, pour les États-Unis, où il doit avoir une série d'entretiens avec les officiels américains, notamment le président Barack Obama, et présider, à New York, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la présidence est assumée, comme on le sait, par le Liban, pour le mois de mai.M. Hariri, qui se trouvait hier en Arabie saoudite, doit également se rendre en Jordanie, en Égypte et peut-être en Turquie, pour des discussions autour des dossiers qu'il est appelé à aborder à Washington et à New York.Il va sans dire...
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