Un style épuré à un graphisme minimaliste rappelant à certains instants les dessins d’enfant. Photo D.R.
Ces cellules qui se régénèrent, se multiplient pour donner parfois la vie ou l'avorter sont également créatrices de formes, se teintant à l'infini de l'humeur de l'artiste. Par ce style épuré et ce graphisme minimaliste, rappelant à certains instants les dessins d'enfant, comme si Wissam Beydoun voulait évoquer cette période d'innocence, de pureté, que le trait se fait cercle, circonvolution.
Démultipliées...
L'artiste qui a à son actif plusieurs expositions collectives et individuelles et qui s'est distingué par son travail dans deux Salons d'automne (2004 et 2005) avoue que ces œuvres-là ont une autre tournure, comme une saveur différente.
Dans cette harmonie de courbes ou enflures qui s'étirent en s'agrandissant, se resserrent pour évoquer des signes de tendresse et d'affection de la cellule familiale, on croirait tantôt deviner une tête d'enfant, d'autres fois le geste d'une mère.
Pastel, aquarelle, encre ou fusain, tout s'enchevêtre sur la toile de Wissam Beydoun, qui s'évade dans cet espace de liberté en laissant derrière lui une traînée de couleurs. « Chaque impression a sa propre expression, dit-il, c'est pourquoi je ne me laisse pas cloisonner dans une technique donnée. » « Par contre, ajoute-t-il, je veille à ce que la transparence soit préservée, que le blanc assure la liaison pour que ces formes et couleurs ouvrent une lucarne vers d'autres, sous-jacentes. » Tous ces microcosmes qui finissent par ne plus former qu'un tout entremêlé se relient par des connexions infimes dans un cercle de vie.
Si Wissam Beydoun a mis un bemol à cette sélection d'œuvres qui aura duré deux ans, ce n'est pourtant pas un point final, mais pour les démultiplier et les faire vivre dans le regard des autres.
Comme une pause pour reprendre avec un souffle nouveau.
Art circle, Hamra, jusqu'au 27 mai. Heures d'ouverture de 11h à 19h et le samedi de 11h à 15h.


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