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Culture - Jazz

Andy Sheppard, un saxophoniste explorateur des musiques du monde

Le saxophoniste britannique Andy Sheppard, s'inspirant du théâtre et de la musique indienne, poursuit son exploration des genres et des arts à Coutances (Manche) en France avec le festival Jazz sous les Pommiers, qui s'achève ce week-end.

 

Cet autodidacte, après avoir joué dans le métro et les cafés, a connu le succès dès l'âge de 30 ans. "J'étais dans tous les magazines en Angleterre", reconnaît-il sans forfanterie.

Il pose ses valises plusieurs fois par an en Normandie. "J'adore!", résume le saxophoniste, invité de premier plan du festival.

Avec le concours de 150 choristes amateurs normands, il a présenté samedi "Glossolalia", une pièce chorale de son cru, aux côtés du percussionniste indien Kuljit Bhamra et du guitariste John Parricelli, compagnons de son dernier disque tendance new age "Movements in colour".

"Je laisse la place aux gens d'ici pour aller sur scène", explique-t-il, dans un très bon français teinté d'accent british, pour décrire son histoire d'amour avec le festival et les Normands.

Andy Sheppard revendique son appétit pour mélanger les genres et les expériences. "J'ai joué avec Massive Attack et avec les New York Dolls!", groupe proche du punk rock des années 1970. "Ca c'était quelque chose!" se rappelle-t-il, et ses yeux en pétillent encore.

C'est de ses nombreux voyages et rencontres, après avoir passé "trente ans sur la route", qu'il ramène ses influences, africaines, indiennes... Il est aussi très marqué par sa collaboration avec la pianiste et compositrice américaine Carla Bley et avec une autre figure du jazz, George Russel.

Le Britannique avoue avoir un gros faible pour la France. Il a fui Londres à cause de la pluie, raconte-t-il, pour s'installer à Paris dans les années 80 où il intégrera le groupe "Urban Sax". Il en gardera l'éclectisme et le goût des atmosphères collectives et des "happenings", comme dans "Saxophone Massive" où ont joué près de 200 saxophonistes amateurs de Normandie en 2008.

Andy Sheppard, 53 ans, aime aussi jouer chez l'habitant. "Mais, ici c'est dangereux de jouer dans la cuisine des gens!", plaisante-t-il, mimant de lever le coude et racontant la sortie des bouteilles de calvados..

Il raconte aussi sans se faire prier comment à 19 ans, en écoutant un disque de John Coltrane, il a eu le coup de foudre pour l'instrument. "J'ai compris tout de suite!", dit-il, presque mystique. Et a filé au magasin s'acheter un saxophone, envoyant ainsi promener ses études en arts plastiques.

Cet autodidacte, après avoir joué dans le métro et les cafés, a connu le succès dès l'âge de 30 ans. "J'étais dans tous les magazines en Angleterre", reconnaît-il sans forfanterie.

Pour cet infatigable curieux, la musique permet incontestablement de "rêver et de donner du bonheur". Et rien qu'en "soufflant dans un tuyau!".


Il pose ses valises plusieurs fois par an en Normandie. "J'adore!", résume le saxophoniste, invité de premier plan du festival.
Avec le concours de 150 choristes amateurs normands, il a présenté samedi "Glossolalia", une pièce chorale de son cru, aux côtés du percussionniste indien Kuljit Bhamra et du guitariste John Parricelli, compagnons de son dernier disque tendance new age "Movements in colour".
"Je laisse la place aux gens d'ici pour aller sur scène", explique-t-il, dans un très bon français teinté d'accent british, pour décrire son histoire d'amour avec le festival et les Normands.
Andy Sheppard revendique son appétit pour mélanger les genres et les expériences. "J'ai joué avec Massive Attack et avec les New...
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