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Moyen Orient et Monde - Irak

Le retrait US conforme au calendrier prévu

Le retrait des troupes américaines d'Irak se fera au rythme prévu et n'est pas ralenti par les violences ou le retard dans la formation d'un nouveau gouvernement irakien, selon le Pentagone. Les forces américaines dans le pays s'élèvent actuellement à environ 94 000 hommes et seront ramenées à 50 000 d'ici à septembre comme promis par le président Barack Obama, a assuré hier le porte-parole du ministère de la Défense, Geoff Morrell. Ce mois-ci, 3 000 soldats seront retirés d'Irak, ramenant la force américaine à 91 000, a-t-il dit. Or, « il a toujours été prévu qu'ils soient 91 000 fin mai, après quoi le retrait doit s'accélérer », a insisté M. Morrell, réagissant à des informations de presse selon lesquelles le retrait des troupes a été mis entre parenthèses à cause du blocage politique et des violences en Irak.
M. Morrell a reconnu que le calendrier de retrait, plus graduel, qui avait été d'abord mis en place, a dû être ajusté à cause du report des élections irakiennes de décembre à mars. Mais « je ne pense pas qu'il s'agisse d'un changement important », a-t-il dit. Selon le calendrier actuel, 41 000 soldats vont donc devoir quitter l'Irak en trois mois. Mais les commandants sur le terrain sont confiants, a dit le porte-parole, « ils pensent clairement qu'ils peuvent le faire ».
Ces commentaires intervenaient au lendemain d'une vague d'attentats qui a fait au moins 110 morts et 500 blessés en Irak. Christopher Hill, l'ambassadeur américain à Bagdad, a fait part de son optimisme dimanche dans la formation prochaine d'un gouvernement irakien issu des élections de mars, tout en reconnaissant qu'aucun leader ne s'était détaché pour l'instant pour prendre les rênes du pays. La formation d'un nouveau gouvernement est considérée comme cruciale pour le retrait des troupes américaines, qui doivent avoir quitté le pays d'ici à fin 2011.
Par ailleurs, trois personnes ont été tuées et 23 autres ont été blessées hier dans l'explosion d'une bombe placée dans une épicerie d'un quartier chiite de Bagdad, a indiqué la police irakienne. Les assaillants ont d'abord exécuté le propriétaire du magasin devant son échoppe, dans le quartier commerçant de Choula, au nord-ouest de la capitale, puis ils ont fait exploser la bombe lorsque des passants se sont rassemblés autour du cadavre. Cette attaque semble porter la marque des rebelles islamistes sunnites liés à el-Qaëda qui prennent régulièrement pour cible des chiites. La violence a globalement décliné au cours des deux dernières années en Irak, mais les tensions ont été ravivées par les élections parlementaires du 7 avril qui n'ont pas réussi à dégager une majorité claire. Mardi soir, cinq policiers ont été tués et 14 autres blessés dans l'explosion d'une bombe placée sur le bord d'une route près d'un marché de Bagdad.
Le retrait des troupes américaines d'Irak se fera au rythme prévu et n'est pas ralenti par les violences ou le retard dans la formation d'un nouveau gouvernement irakien, selon le Pentagone. Les forces américaines dans le pays s'élèvent actuellement à environ 94 000 hommes et seront ramenées à 50 000 d'ici à septembre comme promis par le président Barack Obama, a assuré hier le porte-parole du ministère de la Défense, Geoff Morrell. Ce mois-ci, 3 000 soldats seront retirés d'Irak, ramenant la force américaine à 91 000, a-t-il dit. Or, « il a toujours été prévu qu'ils soient 91 000 fin mai, après quoi le retrait doit s'accélérer », a...
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