Karzaï à Washington pour apaiser la relation avec son allié
OLJ /
le 11 mai 2010 à 00h26
Le président afghan Hamid Karzaï a entamé hier une visite à Washington destinée à apaiser les relations difficiles entre l'administration Obama et cet allié difficile, alors qu'une offensive militaire se prépare à Kandahar, fief des talibans. Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, a lui-même accueilli M. Karzaï à son arrivée. Les deux hommes avaient eu à l'automne un différend sur le déroulement de la présidentielle afghane d'août 2009, un scrutin marqué par des fraudes massives. Leur prise de bec, vite connue des médias, avait été le premier symptôme des tensions entre Washington et Kaboul. Le président Barack Obama, qui a décidé en décembre de renforcer de 30 000 hommes le contingent militaire américain en Afghanistan, a réclamé en échange à Hamid Karzaï des efforts pour réduire la corruption et mieux gouverner le pays en guerre contre les talibans. L'administration a, depuis, manifesté à plusieurs reprises son impatience, suscitant à chaque fois la colère du président afghan. La visite à Washington avait encore failli être annulée il y a un mois, après des déclarations de M. Karzaï accusant les Occidentaux d'être à l'origine des fraudes électorales du scrutin présidentiel afghan. La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton, qui avait exprimé certains reproches, doit être la première personnalité à recevoir M. Karzaï, lors d'un dîner au département d'État. Hamid Karzaï, qui avait une bonne relation personnelle avec George W. Bush, le prédécesseur de Barack Obama, doit passer quatre jours à Washington. Il sera reçu mercredi à la Maison-Blanche comme tout autre chef d'État, avec notamment des entretiens dans le Bureau ovale, une conférence de presse conjointe et un banquet. Il se rendra aussi au Congrès, où il risque d'être questionné en détail sur la corruption et la gouvernance.
Le président afghan Hamid Karzaï a entamé hier une visite à Washington destinée à apaiser les relations difficiles entre l'administration Obama et cet allié difficile, alors qu'une offensive militaire se prépare à Kandahar, fief des talibans. Richard Holbrooke, l'émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan, a lui-même accueilli M. Karzaï à son arrivée. Les deux hommes avaient eu à l'automne un différend sur le déroulement de la présidentielle afghane d'août 2009, un scrutin marqué par des fraudes massives. Leur prise de bec, vite connue des médias, avait été le premier symptôme des tensions entre Washington et Kaboul.Le président Barack Obama, qui a...
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