La campagne d’affichage lancée par SKeyes hier. Photo Nasser Traboulsi
Dès hier, des affiches en rouge et blanc, couleurs de la révolution du Cèdre, ont été collées sur les murs de plusieurs quartiers de Beyrouth, notamment à Gemmayzé, Monnot, Hamra, Bliss et Spears.
Sur ces affiches, l'on peut lire en anglais ou en arabe « Who killed Samir Kassir ? » (Qui a tué Samir Kassir ?). Si l'on s'approche des affiches, l'on peut distinguer en un plus petit caractère : « Dans quelques jours, vous saurez qui a tué Samir Kassir. »
Joint au téléphone par L'Orient-le Jour, le coordinateur de SKeyes, Saad Kiwan, indique que dans les jours à venir, probablement en week-end, d'autres affiches seront collées à Beyrouth et répondront à la question posée.
Il souligne également que la campagne a été lancée pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse, instaurée depuis 1993 par les Nations unies et célébrée depuis tous les 3 mai ; la Journée des martyrs de la presse libanaise célébrée le 6 mai et également l'anniversaire de Samir Kassir, qui aurait eu 50 ans le 4 mai.
M. Kiwan ajoute également, concernant le timing de la campagne, qu'actuellement « rien ne bouge dans le pays et nous avons voulu donc lancer cette initiative ».
Il a également rappelé que SKeyes publie régulièrement des rapports sur la situation de la liberté de la presse au Liban, en Syrie, en Palestine et en Jordanie, le tout dernier ayant été rendu public hier. Il a aussi noté que les correspondants de SKeyes subissent beaucoup de pressions des autorités locales, notamment en Syrie.
M. Kiwan a souligné que le 12 mai une conférence de presse sera organisée pour annoncer le programme du Festival du printemps de Beyrouth, qui se tiendra du 2 au 8 juin prochain, le 2 marquant la date anniversaire de l'assassinat de l'éditorialiste d'an-Nahar. Il est à noter que ce festival se tient pour la deuxième année consécutive.

