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Sport

Lille devra encore forcer son destin

Les Lillois, vainqueurs de Nancy et toujours troisièmes de la L1, se sont rapprochés de leur objectif d'être dans les cinq premiers mais estiment encore qu'ils devront forcer leur destin s'ils veulent décrocher leur sésame pour la Ligue des champions.
« Entre deux et six, tout reste possible. Ce qui est important, c'est d'avoir gagné », constate Rudi Garcia, satisfait d'avoir « égalé le nombre de points de la saison passée » qu'il veut « améliorer ». « On continue simplement à être présent là où on veut être », ajoute le technicien.
Mathématiquement, les Nordistes savent qu'ils ont leur avenir en C1 au bout de leurs pieds. Sans sortir la calculette, ils ont compté qu'avec leur différence de buts favorable sur Auxerre (+30/+13) un sans-faute leur suffira pour finir sur le podium. Et décrocher le tour préliminaire de la C1.
« Si on veut compter que sur nous-mêmes, il faut continuer à gagner. On peut regarder devant nous parce que si la première place n'est plus jouable car Marseille sera champion, Auxerre n'est qu'à trois points. Mais on n'oublie pas de regarder derrière aussi », analyse Garcia.
Officiellement, Lille n'a donc pas changé d'ambitions. Et ne se fixe aucun objectif en termes de points. « Le seul objectif que je fixe à mes joueurs, ce sont les trois points mercredi à Toulouse », affirme le technicien, préférant s'attarder au moment du « sprint final » sur la qualité du jeu et l'efficacité.
« Il ne sert à rien de faire les comptes maintenant. On les fera après. C'est ce que nous avons décidé avec les joueurs », précise Garcia, dont l'équipe, pour passer la frontière de la C1, devra franchir aussi un Everest avec l'OM qui pourrait venir chercher dans le Nord son premier titre de L1 depuis 1992.

« On sait ce qu'on veut »
Si, comme souvent, les Dogues ont enflammé la défense adverse, les Lillois, qui craignent de voir leur rêve partir en fumée, refusent toute trace d'euphorie malgré trois succès de suite. La Ligue des champions, le petit retard sur le dauphin de l'OM n'ont été évoqués que du bout des lèvres.
« On enchaîne les victoires. C'est bien de faire une série. Mais ce serait arrogant de dire que nous sommes sûrs de nous », assure Yohan Cabaye, décisif depuis plusieurs matches. Et s'il reconnaît que le LOSC « veut terminer le plus haut possible », il tempère aussitôt : « Il ne faut pas s'enflammer. »
« On sait ce qu'on veut, on sait comment l'avoir. Il faut tirer dans le même sens et penser au match suivant », poursuit le spécialiste des phases arrêtées. « C'est un pas de plus, mais c'est fragile. Au moindre faux pas, on nous passera devant », corrobore Pierre-Alain Frau.
La difficulté pour les Dogues, c'est justement qu'il leur reste deux matches à l'extérieur, Toulouse donc et Lorient en clôture. Or si à domicile la meilleure attaque de L1 (11 buts en 3 matches) est à nouveau indomptable, loin de sa jolie pelouse, elle est moins conquérante.
D'ailleurs, le LOSC actuel ne peut être comparé avec celui qui marchait sur l'eau à la fin 2009. « On a plus de mal à rééditer les performances sur tous les matches », remarque Frau. Et de souligner avec le sourire et en forme de lapalissade : « Ce qui est le plus important, ce sont les trois points. »
Les Lillois, vainqueurs de Nancy et toujours troisièmes de la L1, se sont rapprochés de leur objectif d'être dans les cinq premiers mais estiment encore qu'ils devront forcer leur destin s'ils veulent décrocher leur sésame pour la Ligue des champions.« Entre deux et six, tout reste possible. Ce qui est important, c'est d'avoir gagné », constate Rudi Garcia, satisfait d'avoir « égalé le nombre de points de la saison passée » qu'il veut « améliorer ». « On continue simplement à être présent là où on veut être », ajoute le technicien.Mathématiquement, les Nordistes savent qu'ils ont leur avenir en C1 au bout de leurs pieds. Sans sortir la...
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