Le tourisme occupe une place assez inhabituelle dans cette seconde visite d'État de M. Sarkozy en Chine, après celle de novembre 2007, ce que n'a pas manqué de relever le président de l'Assemblée nationale populaire chinoise (ANP) : « Vous visitez trois villes en trois jours. Cela montre peut-être votre style de travail », a-t-il estimé. « Vous êtes allé une nouvelle fois à Xi'an. Cela montre votre intérêt pour la culture chinoise », a-t-il ajouté.
Le tourisme n'a pas empêché M. Sarkozy de poursuivre ses entretiens avec les dirigeants chinois. M. Sarkozy a ainsi rencontré hier après-midi le président de l'Assemblée nationale populaire chinoise (ANP), Wu Bangguo. « La Chine est pour la France un partenaire stratégique. Ce n'est pas la puissance de demain, c'est la puissance d'aujourd'hui », a-t-il déclaré à son hôte au début de la rencontre. Dans la droite ligne de ses discussions avec son homologue chinois Hu Jintao la veille, Nicolas Sarkozy devait aussi évoquer avec M. Wu les grands dossiers internationaux, notamment le G20, dont la France prendra la présidence en novembre prochain, et l'Iran, le président français tentant de persuader les Chinois, réticents, de l'importance de nouvelles sanctions contre Téhéran en raison de son programme nucléaire. Une nouvelle escale touristique est au programme aujourd'hui : la Cité interdite, après un ultime entretien entre le président et le Premier ministre Wen Jiabao. Le chef de l'État et son épouse partiront ensuite pour Shanghai pour l'inauguration, dans la soirée, de l'Exposition universelle. Cette volonté affichée par M. Sarkozy de s'intéresser aux hauts lieux de l'histoire chinoise semble contribuer à l'apaisement des relations entre Paris et Pékin, qui avaient été mises à mal fin 2008, début 2009 par des questions liées au Tibet.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef